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III - Pathologies environnementales, métaboliques et tumorales

Dans ce chapitre, il sera question d'examiner les pathologies non infectieuses dont souffrent les poissons d'ornements. Ainsi nous verrons les pathologies environnementales, métaboliques, alimentaires, tumorales et génétiques.

1- Pathologies environnementales

Dans le milieu naturel, la composition chimique du milieu hydrique se constitue au fur et à mesure du déroulement du cycle de l'eau. Lorsque l'eau de pluie tombe, elle entraîne avec elle des molécules de dioxyde de carbone, de sels, et de composés d'azote et de phosphore en suspension dans l'air. L'eau de pluie traverse ensuite le terrain sur lequel elle est tombée et s'enrichit de substances solubles qu'il contient qui peuvent être organiques (comme les acides humiques) ou inorganiques (comme les carbamates). Quand la pluie tombe sur des roches granitiques, peu solubles, ceci ne provoque pas de modifications substantielles et l'eau conservera sa nature d'origine douce; par contre quand elle traverse des terrains riches en tourbes ou avec des feuilles pourrissantes comme dans les forêts tropicales, la pluie acquiert un degré d'acidité croissant et une coloration ambrée de plus en plus accentuée suivant l'acidité. De plus, quand la pluie traverse des terrains riches en substances calcaires plus facilement solubles avec le CO2 de l'eau, cette dernière présentera une concentration de sels élevée, notamment du calcium, qui entraînera l'augmentation de la dureté et du degré d'alcalinité.

Il en découle dans tout cela que, dans la nature, l'eau donne naissance à des milieux différents et parfois opposés, avec des caractéristiques particulières qu'il est nécessaire de prendre en considération quand on veut installer un aquarium.

1.1) Pollution de l'eauH

1.1.1) Carences en oxygèneH

  • Présentation et caractéristiques
  • Il s'agit d'un appauvrissement d'oxygène dans l'eau. L'eau contient une certaine quantité d'air dissoute: la solubilité de l'azote et de l'oxygène, principaux composants de l'air, dépend de la température de l'eau, de la profondeur et de la turbulence aussi bien en surface que dans les couches inférieures. Un aquarium dont le diffuseur d'air (ou bulleur) fonctionne normalement n'aura jamais de problème de déficit en air dissous: les bulles d'air enrichissent l'eau en oxygène n brassant les couches inférieures et supérieures et en agitant la surface, ce qui favorise les échanges gazeux avec l'atmosphère. Les plantes produisent également de l'oxygène pendant la photosynthèse. Elles contribuent à la saturation de cet élément dans l'eau. Lorsque le diffuseur ne fonctionne pas, que l'aquarium est couvert et si de plus il n'y a pas de plantes, les poissons risque de manquer d'oxygène après un certains temps. C'est pourquoi ils ont tendance à rester à la surface pour piper l'air de la surface. L'accumulation de matières organiques au fond de l'aquarium et la prolifération des algues sont des facteurs d'appauvrissement en oxygène. En effet, les matières organiques sont décomposées par des bactéries qui absorbent de l'oxygène lors de ce processus tandis que les algues ont en besoin pour leur développement.

  • Symptomatologies
  • Les poissons se déplacent près de la surface, ils pipent l'air, ouvrent et ferment la bouche sans arrêt, ont les opercules grands ouverts et les branchies de couleur clair ou bleuâtre. Ils présentent en outre des signes de fatigue et essaye parfois de sauter hors de l'eau. Si le déficit en oxygène n'est pas important, les poissons ne manifesteront pas de tels symptômes. Ils seront néanmoins plus réceptifs aux infections sans que l'aquariophile se rende compte des risques.

  • Prophylaxie et traitements

Il consiste tout simplement à régler le débit du bulleur, à aménager quelques ouvertures sur le couvercle de l'aquarium, à ajouter des plantes, à vérifier si le nombre de poissons est proportionnel au volume de l'aquarium, à nettoyer le fond de l'aquarium des éventuelles matières organiques en décomposition (poissons morts, plantes en décomposition), éliminer le matériel d'ornement recouvert d'algues et à régler la température qui ne doit pas être trop élevée sinon les besoins en oxygène du poisson vont augmenter considérablement et la capacité de l'eau à retenir l'oxygène dissous diminue (Cf. paragraphe 3.2) la température). Dans le cas d'une hypoxie sévère, il convient de faire un changement rapide et partiel de l'eau qui servira à rétablir les conditions de respirations normales.

1.1.2) Intoxication par le gaz carboniqueH

  • Présentation et caractéristiques
  • Il s'agit d'un problème que l'on rencontre fréquemment au matin dans un aquarium d'eau douce qui n'est pas parfaitement équilibré, qui a encore les lumières éteintes, surpeuplé, avec beaucoup de déchets sur le fond et de nombreuses plantes qui, la nuit, avec l'arrêt de la photosynthèse chlorophyllienne, produisent du gaz carbonique. Une autre cause de cette pathologie à développement aigu, soudain et rapide, peut provenir du kit CO2 mal réglé, utilisé par les aquariophiles pour fertiliser les plantes pendant la nuit. De plus une hausse de la température peut entraîner une hausse du taux de gaz carbonique dissous dans l'eau (surtout en été).

  • Symptomatologies
  • L'excès de gaz carbonique dans le bac est signalé, au moment de l'éclairage, par certains comportements des poissons qui, jusqu'au soir précédent, se trouvaient en bonne santé tels qu'une natation saccadée, une respiration difficile, un déplacement en position oblique ou une immobilisation sur le fond, appuyés sur un coté.

  • Prophylaxie et traitements

L'empoisonnement par le gaz carbonique mène à une mort certaine dans les quelques heures qui suivent si l'on ne procède pas à un changement d'eau rapidement. Comme dans le cas de l'oxygène, il convient d'éliminer les facteurs qui bouleversent l'équilibre de l'aquarium.

1.1.3) Maladie des bulles gazeusesH

  • Présentation et caractéristiques
  • Les gazes se dissolvent dans l'eau en fonction de la température et de la pression. Les poissons absorbent à travers les branchies ces gaz à la pression ambiante. Une augmentation de la température ou une baisse de la concentration en gaz entraîne un afflux immédiat du sang des vaisseaux vers la peau. En effet, la pression gazeuse diminue beaucoup plus lentement dans le sang des poissons que dans l'eau. Si la variation est brusque, les vaisseaux hématiques éclatent, ce qui entraîne la mort des poissons.

  • Symptomatologies
  • Des petites bulles d'air apparaissent sous la peau du poisson, près des yeux et de la bouche, sur les écailles et sur les nageoires. Les vaisseaux sanguins sont également remplis de bulles.

  • Prophylaxie et traitements

Il faut très rapidement transférer les poissons malades dans une eau présentant une concentration en gaz élevée, c'est à dire à haute pression gazeuse, pour l'abaisser progressivement jusqu'à un niveau normal. On peut également abaisser la température de l'eau tout en augmentant l'aération. A titre préventif, on appliquera les mesures suivantes: éviter les brusques changements de température; dans les aquariums très plantés (qui présentent donc un risque de saturation en oxygène), ne pas éteindre la lumière de manière soudaine, ce qui entraînerait un changement brusque de la teneur en oxygène; alors que les poissons ont besoin d'un temps d'adaptation; ne pas transférer les poissons d'un aquarium très aéré vers un aquarium pauvre en oxygène; maintenir une aération constante, qui permette un brassage de l'eau, afin que l'oxygène produit par les plantes ne sature pas l'eau mais remonte à la surface; éviter de renouveler l'eau avec celle du robinet sans ajouter de produit un conditionneur d'eau pour aquarium.

1.1.4) Intoxication par les dérivés de l'azoteH

  • Présentation et caractéristiques
  • Pour le cycle de l'azote on se référera au chapitre I 3.3) traité auparavant.

    Dans les aquariums qui présentent un écosystème déséquilibré (poisson et plantes en surnombre, prolifération exagérée des algues, accumulation de déchets d'origine animale et végétale, filtre sale ou trop petit), on aura une présence excessive d'ammoniaque et d'ions ammonium qui conduira à une production massive de nitrites et de nitrates à des concentrations telles qu'elles provoqueront l'intoxication et la mort de tout les poissons de l'aquarium.

    Des concentrations d'ammoniaque de 0,1 ppm sont toxiques, voire létales, pour la majorité des poissons; toutefois les Characidés présentent des anomalies des 0,01 ppm d'ammoniaque (ou 0,01 mg/l).

    Les nitrites sont toxiques à des concentrations supérieures à 0,1 mg/l dans les eaux douces (pauvres en sels minéraux) et à 0,2 mg/l dans les eaux dures, puisque initialement ils sont tamponnés par les sels minéraux avec lesquels ils peuvent former des composés non toxiques.

    Les nitrates peuvent être tolérés par les poissons d'ornement à des concentrations supérieures à 100 ppm (ou 100mg/l), mais ces certains Characidés comme Petitella georgiae on a une manifestation d'intoxications des 25 mg/l. Les Discus ressentent des concentrations supérieures à 30 ppm, mais s'ils sont jeunes, ils donnent des signes d'intoxications dès 20 ppm. Il est important de savoir qu'en certaines localités en France l'eau distribuée peut contenir une quantité de nitrate de 50 mg/l qui, comme nous l'avons vu, peut avoir des effets toxiques sur certaines espèces de poisson d'ornement. Pour cette raison, il convient de contrôler les valeurs de nitrates dans l'eau de l'aquarium, avant d'y introduire les poissons

  • Symptomatologies
  • Les intoxications chroniques dues aux dérivées de l'azote se manifestent par une pâleur des couleurs de la peau, une perte d'appétit, un amaigrissement et un frottement des branchies.

    Les intoxications aigües se manifestent quant à elle par des difficultés respiratoires (tendance à remonter à la surface), des branchies de couleur rouge-violacés et une natation difficile.

    Enfin les poissons se posent sur le fond et meurent. La présence de dérivés azotés en quantité suffisante peut également donner lieu à certaines pathologies infectieuses qui se déclenchent chez le poisson affaiblie.

  • Prophylaxie et traitements

Comme les cas précédent, le changement d'eau reste la solution la plus appropriés pour limiter l'intoxication.

1.1.5) Intoxication par les dérivés du soufreH

  • Présentation et caractéristiques
  • Le souffre, présents dans les déchets animaux et végétaux, est transformé en acide sulfhydrique, un élément très toxique à l'odeur très typique d'œufs pourris; cette transformation est produite par les bactéries anaérobies qui agissent en l'absence d'oxygène. Par la suite, l'acide sulfhydrique est transformé en sulfates, utilisés par les plantes, mais cette dernière transformation a lieu seulement en présence d'oxygène.

  • Symptomatologies
  • Les symptômes sont présentés par des difficultés respiratoires, par des branchies de couleur bleuâtre ou violettes, par une natation saccadée vers la surface et ensuite vers le fond du bac et une perte de l'équilibre (les poissons semblent être ivres). Cette symptomatologie est presque toujours suivie par la mort d'un poisson qui se trouve dans l'aquarium pollué par l'acide sulfhydrique.

  • Prophylaxie et traitements

La thérapie repose sur les changements d'eau pour éliminer la présence de l'acide sulfhydrique.

1.1.6) Intoxication par le chloreH

  • Présentation et caractéristiques
  • Le chlore est normalement utilisé en tant que bactéricide dans les aqueducs à des quantités de 0,2 ppm (teneur admise par la loi). Il faut toutefois garder à l'esprit qu'à partir de 0,1 ppm, le chlore peut être toxiques pour certains poissons d'ornements, alors que 0,5 ppm provoque la mort certaine de tout les poissons de l'aquarium. En considérant que souvent pendant toute la période estivale, les limites prévues par la loi sont dépassées, il est important de déchlorer l'eau du robinet avant de l'utiliser dans l'aquarium. On peut faire baisser la concentration de l'eau en chlore en la faisant passer par un jet puissant, en utilisant un conditionneur d'eau ou en laissant le chlore s'évaporer après versement de l'eau potable dans une grande bassine ou elle reposera pendant 12 à 24 heures.

  • Symptomatologies
  • Les symptômes de l'intoxication due au chlore sont l'apparition de difficultés respiratoires avec des branchies pâles, une perte de l'équilibre et une opacité de la peau accompagnée d'érosion et d'une hypersécrétion de mucus.

  • Prophylaxie et traitements

On procédera à l'élimination de l'eau chlorée en la remplaçant par de l'eau déchlorée.

1.1.7) Intoxication par les insecticidesH

  • Présentation et caractéristiques
  • Cette forme d'intoxication est très répandue, surtout lorsque l'on utilise des bombes aérosol pour la désinfection des locaux envahis par les puces des chiens et des chats. Parfois l'aquarium qui se trouve dans la pièce à désinfecter est très grand et difficilement transportables; dans ce cas, il est indispensable de désactiver les aérateurs, de diminuer légèrement le niveau de l'eau, et de recouvrir l'aquarium avec un film plastique pour empêcher que l'insecticide pénètre dans l'eau. Plusieurs heures après l'utilisation de l'insecticide, il est nécessaire de bien aérer la pièce, et seulement à ce moment on pourra enlever le plastique, on remettre en fonctionnement les aérateurs et on réajustera le niveau de l'eau. Les insecticides communs pour les mouches, les moustiques, les cafards, et les fourmis, ou pour les poux des plantes d'appartement sont tout aussi toxiques.

  • Symptomatologies
  • Les symptômes manifestés par les poissons intoxiqués sont une natation saccadée et circulaire et l'apparition de convulsions. Ces manifestations aboutissent vite à la mort du poisson.

  • Prophylaxie et traitements

Il est possible d'intervenir avec des bains de solution d'atropine sulfate, ou, en alternative, avec l'inoculation par voie parentérale du même remède pharmacologique pour les gros poissons.

1.1.8) Intoxication par le cuivreH

  • Présentation et caractéristiques
  • Le cuivre est un métal qui provoque très facilement des intoxications chez les poissons d'ornement. Cet élément peut provenir du réseau de distribution d'eau (tuyauteries en cuivre) ou plus couramment par l'utilisation de traitements et algicides; des doses de cuivre dépassant 0,2 ppm dans l'eau douce ou 0,3 ppm dans l'eau de mer peuvent être toxiques pour les poissons. L'utilisation de kits colorimétriques permet de déterminer la concentration de cuivre dans l'aquarium ou dans le bac-infirmerie.

  • Symptomatologies
  • L'intoxication provoquée par le cuivre conduit à des manifestations d'origine nerveuses, une intensification de la couleur de la livrée, une natation saccadée alternée avec une immobilité sur le fond et une ascite accompagnée d'un soulèvement des écailles.

  • Prophylaxie et traitements

Une fois l'intoxication par le cuivre établie, qui peut être provoquée par une thérapie en cours, il est conseillé d'effectuer rapidement un changement d'eau d'au moins un tiers du volume de l'aquarium.

Chez les poissons d'aquariums d'autres cas d'intoxications ont été détectés, provoqués par d'autres métaux tels que le fer (contenu dans les fertilisants), le plomb (présent dans les bandes servant à rassembler les tiges des plantes aquatiques, ou à maintenir les rhizomes des anubias fixé au sol sans les enterrer au risque d'abimer les plantes), le mercure (la présence de ce métal est due à la rupture des anciens thermomètre, elle provoque l'étourdissement, la désorientation, l'ascite et ensuite la mort du poisson), le manganèse, le zinc et l'arsenic.

A noter que l'ensemble des crustacés ornementaux (comme les Reds Cherries) sont encore plus sensible à l'intoxication par les métaux, à des teneurs beaucoup plus faibles que pour les poissons.

1.1.9) Intoxication par la nicotineH

  • Présentation et caractéristiques
  • Des expériences ont prouvé qu'une population de Poeciliidés vivant dans un aquarium vivant dans un aquarium à l'intérieur d'une pièce où plusieurs personnes fument, ne survit pas plus d'une heure. La nicotine se mélange facilement à l'eau et des concentrations de 10 ppm arrivent à tuer un Guppy en quelques minutes.

  • Symptomatologies
  • Les symptômes sont l'apparition de spasmes musculaires, d'une natation irrégulière avec les nageoires aplaties contre le corps et d'une livrée décolorée. Ces symptômes sont suivis par la mort de l'animal. Une quantité de nicotine inférieure à 10 ppm peut entraîner des problèmes de reproduction et la naissance d'alevins non viables ou malformés.

  • Prophylaxie et traitements

La thérapie consiste à changer l'eau, mais il est plus important de ne pas exposer les occupants du bac au tabagisme passif en prévention.

1.1.10) Intoxication par les désinfectantsH

  • Présentation et caractéristiques
  • Les désinfectants à base de phénol et de permanganate de potassium peuvent provoquer des phénomènes d'intoxications chez les poissons d'ornements. Le phénol, très toxique (mortel à partir de 5ppm), peut être contenu dans un morceau de bois recueilli après une marée et qui n'a pas été bouilli avant d'être introduit dans l'aquarium.

  • Symptomatologies
  • L'intoxication provoque ses symptômes tels que la corrosion des branchies, de la peau, de muqueuse intestinale et du parenchyme hépatique, une agitation avec une natation désordonnée et rapide, une respiration accélérée et des contractions musculaires.

  • Prophylaxie et traitements
  • Une thérapie peut être tentée avec une solution aqueuse de bleu de méthylène à 1% à la dose de 20 gouttes/10 litres d'eau. Puisque le permanganate de potassium provoque des corrosions branchiales, il convient de rincer rapidement le poisson avec de l'eau qui ne contient pas la substance toxique en question.

1.2) Variation de température

  • Présentation et caractéristiques
  • La température corporelle des poissons est étroitement liée à la température du milieu ambiant (cf. paragraphe I 3.2)). Ils ne disposent pas de mécanismes physiologiques leur permettant de vivre à une température inadaptée. Pour cela des variations brusques peuvent provoquer des altérations profondes dans le métabolisme des poissons. La température de l'eau peut être augmentée dans des buts médicaux, mais cette augmentation doit être graduelle pour permettre aux poissons de s'adapter de cette nouvelle condition. Les températures élevées entraînent une accélération du métabolisme et du rythme cardiaque qui mène à l'épuisement des poissons et qui peut inactiver certaines enzymes. Les températures basses provoquent l'effet contraire, c'est-à-dire une paralysie des processus biochimiques. Si les variations de température dépassent 10 °C d'écart (responsables des chocs thermiques), elles peuvent entraîner une destruction de la paroi des globules rouges (hémolyse), qui déclenche une libération de l'hémoglobine dans les vaisseaux.

  • Symptomatologies
  • L'augmentation du métabolisme directement liée à une augmentation de la température est mise en évidence par une respiration accélérée, une immobilisation à la surface et un affaiblissement traduit par des mouvements lents, signes de fatigue.

    Les poissons qui, par contre, se trouvent dans des eaux trop froides, non seulement présentent une livrée plus foncée que d'habitude, mais ont tendance à limiter le plus possible leurs mouvements et à rester immobiles sur le fond, avec parfois des symptômes de contraction et de paralysie.

    Un brusque écart de température entraîne des pertes d'équilibre, des convulsions et des spasmes pouvant conduire à la mort en quelques secondes.

  • Prophylaxie et traitements

Des contrôles réguliers du thermomètre de l'aquarium peuvent contribuer à prévenir des changements brusques de température et de décélérer une éventuelle défaillance du chauffage.

Dans le cas d'une température inappropriée, on procédera à un changement progressif de la température de l'eau pour la ramener aux valeurs spécifiques de l'espèce. Si un poisson a subi un choc thermique, il faut tout d'abord le remettre dans son milieu d'origine et après une période de récupération, l'introduire dans un sac contenant de l'eau du milieu d'origine. On plonge ensuite le sac dans l'aquarium pour permettre une égalisation des températures, avant de relâcher le poisson.

1.3) Variation de pH

  • Présentation et caractéristiques
  • Les changements rapides de pH de l'eau provoquent une série de troubles aux poissons d'ornement (Cf. paragraphe I 3.1)).

  • Symptomatologies
  • Les symptômes liés à une baisse du pH (acidose) sont une natation saccadée, une immobilisation à la surface, une opacité de la peau, hypersécrétion de mucus cutané, une respiration difficile et des formations d'ulcères. L'acidose se constate pendant la nuit dans un aquarium peu équilibré. Il ne faut pas oublier que les poissons qui vivent dans des eaux présentant un pH alcalin peuvent manifester la même symptomatologie s'ils sont introduits dans un bac avec un pH acide.

    L'augmentation du pH (alcalose) provoque les symptômes suivant: des ulcérations cutanées, un assombrissement de la peau, des effilochures des nageoires et une destruction de l'épithélium branchial (conséquence de l'oxyde de calcium provenant des carbonates de calcium en milieu excessivement alcalin) avec des difficultés respiratoire. Les poissons qui vivent dans des eaux acides mis dans un bac alcalin présentent les mêmes symptômes également.

  • Prophylaxie et traitements

Afin de prévenir ce problème, il est nécessaire de contrôler régulièrement, et éventuellement corriger, les valeurs physico-chimiques de l'eau. Si l'eau est trop acide, on peut intervenir en ajoutant du bicarbonate de sodium. En revanche, si l'eau est trop alcaline, on peut rajouter de l'acide carbonique ou de la tourbe ou bien quelques gouttes d'un acide dilué comme l'acide orthophosphorique.

1.4) Variation de la dureté

  • Présentation et caractéristiques
  • Une dureté non adapté peu nuire à la santé des poissons d'aquariums (Cf. paragraphe I 3.4)).

  • Symptomatologies
  • D'éventuelles variations de la dureté de l'eau provoquent un affaiblissement général chez les poissons d'aquarium. Cette situation se présente quand on introduit dans le même bas des poissons qui nécessitent des duretés d'eau différentes. Par exemple, le Tétrodon d'eau douce et le Platy, qui ont besoin d'eau dure légèrement saumâtre, ne peuvent pas cohabiter avec des Tétras néons, les Tétras cardinalis et les Discus qui nécessitent par contre de l'eau douce légèrement acide. La cohabitation de ces espèces mènerait inévitablement à l'affaiblissement des poissons qui pourraient être facilement agressés par des agents infectieux opportunistes.

  • Prophylaxie et traitements

L'eau peut être durcie en introduisant dans le bac des coquillages ou des objets d'ornement calcaires(Bien que le carbonate de calcium soit insoluble, le CO2 présent dans l'eau se combinera au carbonate pour former des bicarbonates solubles) ; au contraire, si l'eau est trop dure il suffira de la changer partiellement en y ajoutant de l'eau déminéralisée ou bien utiliser des résines échangeuses d'ions.

1.5) Le stress

  • Présentation et caractéristiques
  • Les poissons qui se trouvent dans un aquarium présentent parfois divers symptômes provoqués par des variations de leur écosystème d'origine et qui les conduit dans un état de stress pouvant entraîner leur mort. Un maintien dans un milieu ne respectant pas leurs conditions physico-chimiques, une surpopulation, la présence d'occupants agressifs ou des conditions de transport inadaptées peuvent induire cette situation de stress.

    De plus, durant ces dernières années ont fait leur apparition sur le marché certaines espèces de poissons tropicales d'eau douce avec des livrées très différentes que celle retrouver dans le milieu naturel (Gourami gold qui est naturellement bleu par exemple). Ces coloration sont obtenues par ce qu'on appel des ùbains hormonaux» ou avec des injections directes de colorants vitaux, et maintenues jusqu'au moment de l'envoi par de la nourriture contenant des hormones, des colorants et des antibiotiques. Il est évident que ces poissons, avec le temps, non seulement perdent leur coloration forcée, mais ils risquent d'attraper à cause de leur affaiblissement d'un certain nombre de pathologies opportunistes comme les dermatites protozoaires, la maladie du velours ou les points blancs. Les poissons nés de lignées génétiques consanguines depuis plusieurs générations donnent vie à des animaux très semblables entre eux, mais souvent peu viables, malformés ou immunologiquement faibles, proies donc de nombreux agents étiologiques présents dans l'aquarium.

    Certaines espèces ont plus de mal que d'autres à s'adapter à la vie en aquarium car leurs de maintien comporte un certains nombre de paramètres contraignant qu'il est difficile de reproduire en captivité. Les nécropsies effectuées sur des poissons d'eau de mer importés depuis peu, qui ne se sont jamais alimentés en captivité, ont souvent montré une dégénérescence hépatique. La mort de ces poissons peut être attribuée au stress qui dérive de la capture et du transfert, ou même à la toxicité des substances anesthésiques qui sont souvent ajoutées à l'eau du bac de transfert où les poissons reste immergés depuis le lieu de capture jusqu'au lieu de vente. L'utilisation d'anesthésique tel que le MS 222 ou tricaïne-méthylsulfonate lors de la capture de poissons d'eau de mer herbivores comme les petits Pomacanthidés (Centropyge) et certains Acanthuridés (Zebrasoma spp. Et Acanthurus spp.) peut provoquer une occlusion intestinale due aux matières végétales (algues). Ces matières séjournent dans l'intestin à la suite d'un soudain ralentissement métabolique du poisson, provoqué par l'anesthésique dissous dans l'eau. Il est possible de soupçonner une constipation chez les petits poissons-anges ou ces Chirurgiens importés depuis peu qui présentent l'abdomen gonflé, une anorexie et un affaiblissement progressif.

  • Symptomatologies
  • Les poissons qui manifeste un état de stress sont généralement craintifs ont un troubles du comportement. Pour les espèces calmes de nature on va avoir une agitation anormale dans le bac alors que les espèces plus vives vont au contraire se s'isoler dans un coin de l'aquarium à la recherche d'un abri. Les poissons stressés présentent un manque d'appétit associé à des troubles digestifs pouvant se traduire par une constipation. Selon les spécimens, on observe un assombrissement de la livrée (exemple du Discus) ou au contraire une pâleur des couleurs qui sont vives habituellement (exemple des nez rouges). Avec le temps les poissons vont s'affaiblir donnant l'opportunité aux agents pathogènes opportunistes de se manifester, puis se laisseront mourir.

  • Prophylaxie et traitements

Selon le Dr M. Millefanti, pour les poissons d'eau de mer récemment capturés et souffrant de constipation, la thérapie la plus efficace consiste en un bain osmotique qui doit être conseillé par un expert à cause des risques élevés que cela peut présenter pour le poisson. Le bain, dont la durée varie de dix à quinze minutes, consiste en l'immersion du poisson dans un bac-infirmerie contenant une partie d'eau de mer qui provient de l'aquarium domestique et quatre parties d'eau douce à la même température. Pendant le bain, le poisson présentera des difficultés respiratoires, des pertes de l'équilibre, des variations de coloration de la livrée et, si le diagnostique se révèle exact, il éliminera un ou plusieurs amas excrémentiels, généralement de couleur vert foncé ou blanchâtre et contenant du mucus. A ce moment-là, le poisson sera réhabitué à son milieu en ajoutant peu à peu de l'eau de mer dans le bac-infirmerie. Le bain osmotique peut être utilisé pour éloigner les ectoparasites, comme les crustacés ou les vers de la peau et des branchies des poissons d'eau de mer sans avoir recours à des produits toxique comme le sulfate de cuivre. Si l'animal à traiter est un poisson d'eau douce, le bac infirmerie devra contenir deux litre d'eau douce et huit litres d'eau de mer.

Pour prévenir les états de stress des poissons d'ornements, il faut tout d'abord s'assurer que tout les paramètres physico-chimiques du bac répondent aux exigences des espèces que l'on veut adopter et ne pas associer des espèces agressives avec des espèces plus calmes. De plus il faudra vérifier de ne pas mettre dans le même bac des prédateurs avec leur proies. En effet, il arrive que des aquariophiles débutant mettent ensemble des Scalaires adultes avec un banc de Tétras-néons et à leur grande surprise, se retrouve avec un aquarium nettoyé de toute trace de Characidés en à peine quelques jours (les néons sont des proies habituels des Scalaires dans les bassins amazoniens). Il est tout de même possible d'associer les deux espèces à la seul condition que les Scalaires soit habitués dès leur plus jeune âge à la présence des Characidés et qu'il soit nourrit à leur faim. Il faut également respecter les caractères sociaux de chaque espèce: les Labéo Bicoloris sont des poissons solitaire qu'il ne faut jamais associer à un congénère au risque de voir le dominant s'acharner sur le dominé jusqu'à le tuer; en revanche les Characidés doivent être impérativement être maintenu en banc de 10 individus minimum pour se sentir rassuré sinon ils risquent de mourir subitement d'un arrêt cardiaque à cause du stress. De même, certaines espèces doivent être maintenues en bac spécifiques à cause de leurs caractères comportementaux et leurs exigences physico-chimiques très spécifiques comme les Cryptoheros nigrofasciatus, d'autres peuvent vivre en bac communautaire comme les Characidés que l'on peut associer à des Callichthyidés et des Loricaridés. Enfin centaines mesures de précaution doivent être prises en compte lors de l'acclimatation de nouveaux arrivants dans le bac (qu'on mettra de préférence dans un bac de quarantaine): il faut d'abord laisser flotter le sachet contenants les nouveaux arrivants à la surface de l'aquarium qui va les accueillir pendant une vingtaine de minutes le temps d'homogénéiser la température. On versera petit à petit de l'eau de l'aquarium dans le sachet des nouveaux poissons pour qu'ils s'habituent au fur et à mesure aux nouveaux paramètres physico-chimiques de leur bac d'accueil. On transportera ensuite les poissons dans l'aquarium à l'aide d'une épuisette en veillant à ne pas déverser l'eau du sachet dans le nouveau bac pour limiter les risques de contamination par d'éventuels agents pathogènes provenant de chez le vendeur. L'étape de l'acclimatation est plus délicate pour les crustacés qui sont plus sensible aux variations brusques des paramètres physico-chimiques entre deux milieux différents; il faudra procéder à un système de goutte à goutte à l'aide d'une seringue, méthode qui peut durer plusieurs heures.

Un dernier conseil serait de privilégier l'achat de poissons issus de reproductions obtenues chez des particuliers, que l'on peut se procurer dans les bourses de poissons organisé par les association locales (Bourses de l'Association Marseille Cichlidés ou A.M.C. qui se tient au mois de Mars et Septembre de chaque année) ou dans les petites annonces sur le net; l'avantage étant d'avoir des poissons plus robustes qui ont survécu à la sélection naturelle et qui sont déjà habitués à la vie en captivité, contrairement aux poissons d'élevages industrielles, qui sont élevés dans des conditions peu idéales et qui baigne continuellement dans des bains d'antibiotiques, ce qui les rends moins résistant aux infections.

2- Pathologies métaboliques et alimentaires

Les pathologies directement liées à l'alimentation peuvent être facilement prévenues si l'aquariophile connaît bien les exigences alimentaires de ces poissons et utilise des aliments équilibrés, propres et sains. Ainsi se pose le problème de la quantité et de la qualité de nourriture à administrer.

En ce qui concerne la quantité, il convient d'insister sur le fais que la plupart des poissons sont incapable de contrôler le mécanisme de la satiété et dévorent tout ce qu'on leur offre avec avidité, d'où le risque évidents de suralimentations. Ce comportement est lié au fait que, dans la nature, l'animal ne dispose pas toujours de réserves abondantes de nourritures. Pendant les perturbations atmosphériques, avec les rivières en crue ou pendant un raz de marée, les poissons ne s'alimentent pas; on à d'ailleurs observé que presque toutes les espèces élevés en aquarium peuvent rester sans manger pendant deux, voir trois semaines, sans être affectés. Mais après la tempête, quand les eaux redeviennent calmes, ils recommenceront à manger avidement tout ce qui leur trouve à leur passage. Dans l'aquarium, les poissons gardent ce type d'attitude, même s'ils sont nourris régulièrement. Ils se précipitent sur la nourriture et si celle-ci est administrée dans des quantités idéales, elle sera complètement ingérée en l'espace de trois à cinq minutes. Les décès dus à la suralimentation sont assez fréquents, surtout chez les amateurs néophytes. La quantité de nourriture à administrer est fonction du nombre de poissons, de leur taille, ainsi que de la structure de l'aquarium. Outre le fait que les aliments doivent disparaître cinq minutes après leur administration, il faut s'assurer qu'il ne doit pas rester de débris sur le fond et que s'il s'agit de proies vivantes, on ne doit pas voir se former des colonies ni les voir pulluler entre les grains de sable. A cet égard, ma couleur et l'odeur de l'eau sont des facteurs essentiels à prendre en considération. Une eau saine ne doit pas être blanchâtre (bactéries), ni jaunâtre (excès de sels minéraux et surtout de nitrates et d'urée). Quand à l'odeur, elle doit rappeler celle de l'eau fraîche des bassins installés en extérieur. La meilleur solution consiste à distribuer la ration journalière en une à deux fois par jour (voir un peu plus pour les alevins en pleine croissance). Rappelons également que toute augmentation de température doit se traduire par un apport accru de nourriture. En général, l'appétit n'augmente plus à partir de 28 °C.

En ce qui concerne la qualité de la nourriture, soulignons que les aliments frais sont nettement préférables aux aliments secs industriels. Toutefois, ces derniers présentent l'avantage d'être plus commodes d'emploi et fournissent tout de même un apport nutritif tout à fait satisfaisant. On peut donc les utiliser comme nourriture de base, en les complétant quotidiennement avec des aliments frais, d'origine animale (proies vivantes) ou végétale. Les aliments secs étant pauvres en vitamines et parfois même en protéines, il ne faut pas les employer de façon exclusive, car ils risquent d'entraîner un affaiblissement des poissons et une prédisposition aux maladies, à la stérilité et à l'anémie. Les aliments secs constitués de petits crustacés et de vers lyophilisés sont tout de même plus riche en vitamines que la nourriture en flocon.

Parmi les aliments frais, le jaune d'œuf dur finement hachés convient tout particulièrement aux alevins. La viande de bœuf, le sang coagulé, le poisson, les moules et les crevettes sont également indiqués. Tous ces aliments peuvent être administrés coupés en petits morceaux ou bien sous la forme de portion unique que l'on retire de l'aquarium au bout de cinq à dix minutes.

Certains poissons sont herbivores, d'autres ont besoin d'un complément végétal que les algues de l'aquarium ne suffisent pas à leur fournir. Dans ce cas, on ajoutera à leur ration quelques feuilles de laitues ou d'épinards bouillis, ou bien un mélange des deux. La cuisson détruit une grande partie des vitamines, mais elle est nécessaire pour éviter les risques d'infections.

Parmi les nourritures vivantes, signalons les infusoires, micro-organismes constituant une excellente nourriture pour les alevins. On les obtient en faisant infuser des feuilles et des épluchures de bananes sèches ou des grains de riz paddy (grains de riz non décortiqués). Ce bouillon de culture doit être maintenu à une température supérieure à 20 °C. On peut également nourrir les poissons avec des larves d'Artemia Salina (crevettes d'eau saumâtre), que l'on trouve dans le commerce sous forme d'œufs très faciles à faire éclore. Les daphnies ou ùpuces d'eau» et les copépodes des Cyclops sont très appréciés aussi par les poissons. On peut les capturer dans les mares à l'aide d'un petit filet à plancton. Il est possible de les élever dans un petit aquarium au grand air, en y ajoutant de temps en temps un peu de fromage ou de viande. Signalons encore la mouche de vinaigre, Drosophila melanogaster, de préférence dans sa variété sa variété mutante incapable de voler, plus facilement à manipuler. On peut capturer les insectes de la variété normale en plaçant des bouteilles contenant des fruits fermentés dans une zone de vignobles. Ces mouches doivent être élevées à une température supérieure à 20 °C, avec un mélange de banane écrasée et de produit anti-moisissure et un peu de levure boulangère. Parmi les vers, on fait appel au tubifex, annélides appartenant à la classe des oligochètes d'eau douce. Ce sont des vers rougeâtre qui vivent dans la boue. Ils sont pauvres en protéines et trop riches en graisses et peuvent être porteurs de bactéries pathogènes, mais ils l'avantage de compter parmi les rares aliments vivants en vantes dans le commerce. On peut recourir aussi aux microvers blancs qui sont de petits nématodes maintenus dans un mélange nutritifs composé de flocon d'avoine (quatre volumes), de lait écrémé en poudre (deux volumes) et de levure de bière (un volume) le tout humidifié dans un peu d'eau pour former une pâte plus ou moins liquide et les anguillules du vinaigre ou Turbatrix aceti (autres nématodes) dont la culture ne demande que du vinaigre de cidre que l'on alimente de temps en temps par l'ajout de morceaux ou d'épluchures de pommes. Les vers de terre et les vers Grindal sont également des aliments très utilisés. On peut enfin conseiller les larves de moustiques Chironomus et Culex, que l'on capture dans les petits étangs naturels ou artificiels à l'aide d'un filet à plancton. Les alevins peuvent servir de nourriture pour les poissons exigeants qui ont du mal à s'adapter à la vie en captivité.

Notons que la nourriture vivante présente l'inconvénient de polluer le bac plus vite si elle n'est pas consommée rapidement par les poissons en cas de surdosage ce qui peut entraîner une augmentation des teneurs en ammoniaque et en nitrites très toxiques pour les occupants de l'aquarium.

2.1) HCarences alimentaires

  • Présentation et caractéristiques
  • Ces symptômes caractérisent un grand nombre de maladies différentes, aussi bien bactériennes que parasitaires, mais ils peuvent aussi être dus à une alimentation insuffisante. Les poissons ainsi affectés deviennent plus réceptifs aux agents pathogènes et donc plus sujets aux maladies.

  • Symptomatologies
  • Les carences alimentaires se traduisent principalement par un amaigrissement général du poisson et chez les jeunes sujets, par un ralentissement de la croissance et du développement. La perte d'appétit et la décoloration en sont des symptômes secondaires. Le ventre se creuse et présent un bord qui semble effilé.

    Les carences en vitamines ou avitaminoses sont responsables de symptômes spécifiques qui sont détaillés sur le tableau de la figure X.

  • Prophylaxie et traitements

Après s'être assuré que ces symptômes ne sont pas dus à un agent pathogène, on veillera à ce que les poissons s'alimentent et que la nourriture ingérée soit complète. Les nourritures vivantes sont toujours les plus indiquées. Il est également conseillé de vérifier l'acidité et la dureté de l'eau, et de contrôler que certains poissons n'empêchent pas les autres de manger normalement. Souvent, on obtient de bon résultat en transférant les spécimens atteints dans un aquarium contenant de l'eau ùvieillie», c'est-à-dire de l'eau déjà équilibré et restée pendant un certain temps au grand air (dans ce cas, on s'assurera que sa température n'est pas trop basse).

2.2) Dégénérescence graisseuse du foie

  • Présentation et caractéristiques
  • Cette maladie est une conséquence de la suralimentation et d'une nourriture trop riche en hydrates de carbone. Elle set très fréquente chez les poissons qui sont nourris uniquement avec des aliments secs ou qui mangent beaucoup de pain (comme c'est le ca, par exemple dans les bassins des jardins publics). La nourriture en excès se transforme en graisses qui finissent par tuer les cellules qui les renferment. Le nombre des cellules de stockage augmente ainsi de plus en plus et les organes fonctionnent de moins en moins bien

  • Symptomatologies
  • Les poissons atteints ont le ventre gonflé et peuvent devenir obèses. A l'autopsie, le foie apparaît gonflé, jaunâtre et visqueux à cause de l'infiltration de lipides. Dans certains cas, les reins et le pancréas sont aussi envahis de graisses et partiellement nécrosés.

  • Prophylaxie et traitements

Les mesures préventives classiques sont le moyen le plus efficace d'éviter la maladie. Lorsque celle-ci n'a pas atteint un stade trop avancé, il convient de soumettre les poissons pendant plusieurs semaines à un régime alimentaire comportant très peu de corps gras, voire pas du tout. Les aliments les plus indiqués sont les proies vivantes, exceptions faite, toutefois, des tubifex.

2.3) Entérite

  • Présentation et caractéristiques
  • En général, l'entérite est liée à une alimentation déséquilibrée ou à des infections bactériennes par Eimeria ou Oodinium. Sur le plan alimentaire, les carences en lipides et en vitamines sont les principaux facteurs responsables de cette maladie.

  • Symptomatologies
  • Les sujets malades émettent des matières fécales semi-solides, rougeâtre et plus courtes que d'habitudes. Le rectum et l'anus sont irrités, ce dernier étant parfois proéminent. L'intestin est souvent transparent.
  • Prophylaxie et traitements

Il faut laisser les poissons à jeun pendant un ou deux jours, puis leur donner des proies vivantes, en particulier des tubifex. Si l'on n'observe pas d'améliorations dans les jours qui suivent, on peut leur administrer un purgatif (par exemple de l'huile de ricin), dont on introduira délicatement une goutte dans leur bouche à l'aide d'un petit compte-gouttes. Pour effectuer cette opération, on placera le poisson dans un linge propre et humide.

2.4) Occlusion intestinale

  • Présentation et caractéristiques
  • L'occlusion intestinale est une pathologie liée à l'alimentation. La distribution de grosses quantités de nourriture revêtue d'une coquille chitineuse, de crustacés, de crevettes, de larves de Tenebrio molitor (très fibreux), de morceaux de salade, d'épinards ou de courgettes blanchis, peuvent amener à une accumulation d'aliments dans l'intestin (constipation) qui risque de se transformer en une véritable occlusion.

  • Symptomatologies
  • Les poissons se présentent avec un abdomen gonflé, généralement plus accentué d'un côté que de l'autre, ne s'alimentent pas mais sont toutefois intéressés par la nourriture et n'éliminent pas d'excréments. De plus, leur comportement est modifié: ils deviennent fuyants et nerveux, s'affaiblissent et enfin après quelques jours, finissent par mourir.

  • Prophylaxie et traitements

Si l'on se trouve en présence d'une occlusion, il suffira pour la résoudre d'augmenter le métabolisme du poisson, en élevant graduellement la température de l'eau, sans avoir recours au bain osmotique décrit précédemment dans le paragraphe III 1.5) sur le stress du poisson; il convient d'avoir recours à ce dernier seulement en cas de nécessité impérieuse. L'administration de substances huileuses avec une canule par voie orale ou anale peut être envisagée mais elle est à évité chez les poissons à cause du stress qu'une telle thérapie peut provoquer (alors qu'elle est facilement praticable chez les jeunes tortues aquatiques). Il convient de rappeler qu'une distribution excessive de nauplius d'Artemia salina riche en résidus de coquille d'œuf, peut provoquer des entérites (cf. paragraphe III 2.3)) et des occlusions intestinales aux alevins des poissons d'ornement. Pour faire en sorte que les artémies ne présentent pas de coquilles chitineuses, mais seulement des résidus du sac vitellin, il suffit de mettre quelques grammes (suivant le nombre d'alevins à nourrir) d'artémies dans un récipient avec 100 ml d'eau douce à 25 °C environ, avec une pierre poreuse liée à un aérateur pendant une heure. Ensuite on ajoutera 2 ou 3 ml d'hypochlorite de sodium, et après quelques minutes, quand les œufs deviennent rosés, ils seront rincés à l'aide d'un filet et conservés dans un récipient avec de l'eau salée à 25 °C constants; l'eau étant en mouvement continu (pierre poreuse et aérateur). Les œufs seront éclos dans les 12 à 36 heures qui suivent.

3- Pathologies tumorales et génétiques

3.1) NéoplasiesHH

  • Présentation et caractéristiques
  • Jusqu'à présent, les chercheurs ont étudié les corrélations existant entre l'apparition de ces anomalies et des facteurs déterminés tels que la présence de substances chimiques organiques particulièrement dans les aliments, la pollution des eaux par les hydrocarbures et les produits azotés, la présence de virus, l'action exercée par les hormones secrétées par le poisson malade et enfin, une éventuelle prédisposition génétique de certaines espèces et certains hybrides. Pour l'heure, on ne dispose toujours pas d'informations claires et précises concernant les véritables responsables de ce type de maladie.

    Les virus agissent en introduisant leur matériel génétique dans la cellule atteinte; le mécanisme oncogène provoque ensuite une prolifération tumorale à partir de cette cellule, en inhibant tout processus de régulation par rapport aux autres cellules et en brisant l'équilibre cellulaire. Toutes les réserves énergétiques de l'animal sont peu à peu accaparées, ainsi que les nouvelles sources d'énergie provenant de l'alimentation, de sorte qu'il s'ensuit une destruction de tous les organes, puis la mort du poisson.

    Les tumeurs peuvent être bénignes ou maligne. Les premières sont entourées d'une sorte d'enveloppe qui ralentit leur croissance et les empêche de se propager dans l'organisme. Les tumeurs malignes, en revanche, sont dépourvues de cette enveloppe, de sorte que le développement du cancer est rapide et s'étend, par voie sanguine ou lymphatique, à tous les autres organes. On parle de métastases.

    Certaines tumeurs sont fréquentes, notamment l'ùépithéliome papuleux», (conséquent de la papillomatose ou de la variole de la carpe) qui provoque un épaississement de l'épiderme et l'apparition, de zones blanchâtres et gélatineuses bien délimitées. Cette maladie ne connaît pas de traitement, mais il a été prouvé que l'on pouvait obtenir des guérisons en améliorant la salubrité de l'eau. Les papillomes sont des proliférations cutanées en forme de chou-fleur très spectaculaires. Assez fréquents chez les anguilles, ils gênent les mouvements du poisson aussi bien pour nager que pour s'alimenter.

    La tumeur de la thyroïde ou goitre est un adénome thyroïdien qui se manifeste par l'apparition sous la mâchoire inférieure et entre les deux opercules d'une intumescence rosée de quelques millimètres de diamètre. Il s'agit d'une inflammation de la glande thyroïdienne. Cette glande sécrète une hormone, la thyroxine, qui est chargée de réguler le métabolisme. Si l'organisme du poisson ne contient pas assez d'iode, substance nécessaire à la synthèse de cette hormone, la thyroïde s'hypertrophier et développer un goitre. Cette tuméfaction peut aussi résulter d'un cancer. On peut soigner cette affection en ajoutant dans l'eau quelques gouttes d'une solution contenant 100 mg d'iode et 10 mg d'iodure de potassium dans 100 ml d'eau. Il faudra laisser le poisson dans ce bain pendant deux semaines. On peut également administrer l'iodure de potassium par voie orale à raison de 1 mg/2,5 g d'aliments. Un apport de proies vivantes riches en vitamines et en protéines pendant plusieurs jours en alternance avec des aliments secs peut aider le poisson à plus vite se rétablir. Si elle n'est pas traitée à temps, cette maladie peut dégénérer en tumeur maligne: l'adénocarcinome thyroïdien. Comme tous les cancers, cette maladie essaime des métastases et entraîne la formation de tumeurs qui compriment les vaisseaux sanguins, les organes de la cavité abdominale et les muscles.

    Une autre tumeur maligne observée chez les poissons est le mélanosarcome, qui provoque une croissance aussi bien de la taille que du nombre des mélanophores (cellules contenant la mélanine, pigment sombre de la peau) et entraîne la destruction des nageoires et de la paroi abdominale, puis la mort.

  • Symptomatologies
  • Les tumeurs, ou néoplasies, sont des proliférations anormales des tissus provoquées par un accroissement excessif du nombre des cellules. Les cellules atteintes se multiplient de façon anarchique et se développent sans le moindre contrôle. Lorsque l'organe touché est superficiel, le symptôme le plus apparent est l'apparition de la tumeur sur le corps du poisson.

  • Prophylaxie et traitements

Il n'existe pas de traitement pour ce type de maladie. Les résultats obtenus dans ce domaine ne sont guère nombreux non plus en ce qui concerne la pathologie humaine. Cela tient essentiellement au fait que l'on ne connaît pas encore l'agent qui en est responsable. Dans le cas de tumeurs bénignes, on peut procéder, si on estime que cela vaut la peine, à une ablation chirurgicale.

3.2) Déformations congénitalesH

  • Présentation et caractéristiques
  • Les déformations congénitales sont des anomalies dues à une altération génétique ou une irrégularité du développement embryonnaire. En général, elles sont pathologiques, voire non viable. En effet, les poissons qui naissent déformés ont de faibles chances de survie; ils meurent souvent très tôt ou sont stériles (toutefois, s'ils ne le sont pas, les caractères anormaux ne sont généralement pas héréditaires). Il arrive, dans de rares cas, que les anomalies constituent un avantage par rapport aux congénères normaux (mutation dans le cadre de l'évolution des espèces qui s'adapte à leur environnement) ou encore qu'elles soient appréciées du point de vu esthétique par les amateurs de poissons ornementaux. Dans ce cas, soit le caractère exceptionnel se conserve naturellement, soit on met tout en œuvre pour le conserver en croisant entre eux les sujets qui en sont dotés, puis en choisissant parmi les descendants ceux qui le développent le plus. En procédant ainsi, on sélectionne progressivement une nouvelle variété (cas des poissons rouges qui regroupent un grand nombre de variété: tête de lions, poissons télescopes, voile de chine etc.). En fait, un grand nombre des poissons d'aquariums peuvent être qualifiés de véritables monstres de la nature. Si on les remettait en liberté dans les rivières ou dans la mer, ils disparaîtraient en peu de temps ou perdraient leur caractère anormal en quelques générations pour retrouver leurs traits naturels. La morphologie d'origine d'un être vivant correspond en effet toujours à la meilleure adaptation au milieu naturel.

    La fréquence de telles anomalies chez les poissons d'aquariums est due au fait que l'on entretient souvent des taux de consanguinité élevé, autrement dit que l'on croise entre eux des sujets issus d'une souche commune, qui ont donc de nombreux caractères codifiés par les mêmes gènes. Dans certains cas la mutation n'est pas viable et entraînera la mort de l'embryon avant même sa naissance. Quand deux spécimens très différents sont croisés, l'éventuel gène mutant de l'un des géniteurs est souvent récessif par rapport au gène normal de l'autre qui est plutôt dominant. Lorsque l'on souhaite effectuer des croisements, il est donc important de se procurer des poissant de provenance différentes pour limiter les cas de malformations génétiques et assurer une descendance bien robuste face au infections.

    D'autres malformations dites ùsecondaires» (par oppositions aux malformations congénitales) peuvent se manifester chez les poissons. Elles sont provoquées par des causes externes comme l'hypoxie et les intoxications dues à la nicotine et aux maladies comme la tuberculose (malformation de la colonne vertébrale).

  • Symptomatologies
  • Ils sont très variés et se manifestent principalement à travers le développement de caractères anormaux par rapport à la morphologie spécifique de l'espèce. Ces déformations anatomiques varient beaucoup selon leur nature et leur gravité. Elles peuvent être externes ou internes (dans ce cas, elles sont moins faciles à déceler). Une déformation congénitale est considérée comme pathologique lorsqu'elle met en danger la vie du poisson. Les principales déformations congénitales pouvant affecter les poissons sont les suivantes: nageoires tordues, absence de nageoires, moignons, bouche en forme de bec, exophtalmie, déformations de la nageoire dorsale, naissance de couples siamois dans lesquels un sujet est réduit à un moignon attaché au corps de son frère, variations de couleur et tout type d'altération morphologique du cœur, des reins, de la vessie natatoire, de l'intestin, des ovaires, etc.

  • Prophylaxie et traitements

Il n'existe aucun traitement pour guérir ce type de maladie dans la mesure où l'origine de ces anomalies est inscrite dans la structure génétique même de chaque cellule. Lorsque ces anomalies sont très localisées, comme dans le cas de certaines déformations des nageoires, on peut pratiquer une intervention chirurgicale.

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