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Introduction:

Nous sommes les témoins d'une transaction de l'âge industriel à l'âge informationnel. Ces changements posent un grand challenge aussi bien pour les décideurs politiques que pour les entreprises. Cette transition devrait amener les entreprises à repenser leurs stratégies et leurs structures.

L'Internet est un système de communication qui permet à travers des ordinateurs de communiquer et de s'échanger de l'information autour du monde; l'Internet est aujourd'hui un outil au service de la stratégie commerciale. Mais pour bien maîtriser cet outil, il convient de savoir s'orienter sur le Web, utiliser efficacement toutes les ressources d'Internet et de comprendre les perspectives offertes par le ùon line».

Le commerce électronique entraîne dans son sillage l'émergence de nouveaux métiers, de nouveaux modes d'organisation, de nouveaux comportements du consommateur et de nouveaux produits. Ce concept est né avec la généralisation de l'Internet, il a été favorisé d'un côté par la prolifération des micro-ordinateurs et de l'autre par l'interconnexion de réseaux informatiques qui couvrent toute la planète.

Section1: définition du commerce électronique

Avec l'évolution de l'informatique le commerce électronique est apparu, c'est-à-dire la vente de biens/services par le biais d'ordinateurs en effet le commerce électronique permet à tous les usagers de l'Internet d'acquérir des produits et des services sur le réseau.

Le transfert des activités de commerce traditionnel vers le monde virtuel introduit un certain nombre d'interrogations concernant la solidité des contrats et des accords en ligne.

1/ Définition

Historiquement, le ùcommerce électronique» a fait son apparition dès qu'Internet s'est ouvert aux entreprises.

Ainsi, avec l'avènement des serveurs Web qui permettent de présenter l'entreprise et les produits qu'elle voudrait mettre en vente, le commerce électronique a multiplié ses fonctionnalités et a évolué.

Tous les jours des milliers de nouvelles pages Web sont crées et sont mises à la disposition du public. Pour la plus part ce sont des pages commerciales destinées à promouvoir des produits. Aujourd'hui, pour de nombreuses entreprises, la question n'est plus de savoir s'il faut créer un site Web, mais quand et par qui?. Et le Web n'en est encore qu'à ses débuts.

Donc, l'interface graphique universelle du Web a démocratisé l'accès aux réseaux de communication de données dont Internet, qui est le support le plus adapté pour le commerce électronique

Le commerce électronique a fait l'objet de diverses définitions; celles qui ont été retenues dans la présente communication sont:

Définition 1 : Le commerce électronique regroupe tous les échanges et toutes les transactions qu'une entreprise peut être amener à faire au travers d'un média électronique ou d'un réseau (l'AFCEE; l'Association Française pour le Commerce et les Echanges Electroniques)

Définition 2 : Par commerce électronique il faut entendre tous types de relations à des formes économiques établies au moyen d'instruments utilisant des données numériques. Ils s'agit des opérations commerciales utilisant comme média le réseau Internet

Définition 3: Le commerce électronique couvre à la fois les échanges concernant les produits, équipements ou biens de consommation courante aussi bien que les services d'informations financières ou juridiques.

2) Typologie de commerce électronique:

Le commerce électronique désigne l'échange de biens et de services entre deux entités sur le réseau informatique notamment Internet, on peut distinguer:

Relation Business to Consumer (B2B);

Relation Business to Business (B2C);

Relation Business to Administration (B2A);

Relation Consumer to Administration (C2E).

2.1 Relation business to businessB2B

Terme désignant le commerce inter entreprise c'est-à-dire entre professionnels nous entendons par cela tous les acteurs qui ne sont pas des consommateurs De manière simplifiée, on peut dire qu'il s'agit d'entreprises commerciales qui cherchent dans l'utilisation du réseau Internet une valeur ajoutée.

Une meilleure appréciation des applications interentreprises (B2B) est venue plus récemment équilibrer l'importance initialement accordée aux cyberachats. On a rapidement pris conscience de l'incidence potentielle des technologies Internet sur les processus opérationnels à l'œuvre derrière la vitrine commerciale. Les transactions interentreprises présentent de loin le chiffre d'affaires le plus élevé des marchés du commerce électronique.

2.2 Relation business to consumer B2C

Désigne une relation entre une entreprise et le grand public c'est-à-dire le consommateur final.

C'est le commerce du grand public,une vague de nouvelle terminologie submerge le langage courrant,des disciplines spécialisées aux mass médias.

2.3 Relation business to administration: B2A

Désigne une relation entre une entreprise et un secteur public (Administration fiscale, etc....) s'appuyant sur les mécanismes d'échange numérique (Télé procédure, formulaires électronique).

2.4 Relation business to employer B2E:

A également émergé pour désigner la relation entre une entreprise et ses employés notamment via la mise à disposition de formulaire à leur attention pour la gestion de leur carrière, de leurs congés ou de leur relation avec le comité d'entreprises.

3) Les opérations commerciales du commerce électronique:

En raison des similitudes, les opérations du commerce électronique sont presque aussi étendues que celles du commerce traditionnel. En effet, le commerce électronique inclut à la fois des activités traditionnelles (présentation d'information sur un produit) et nouvelles (vente au détail dans des galeries virtuelles et édition d'information numérique). Certaines opérations courantes du commerce électronique concernent l'interaction interentreprises et entreprise client

Nous pouvons citer ici quelques exemples:

  • L'échange d'informatique
  • La promotion des ventes et la publicité
  • Le transfert électronique de fonds et le traitement des transactions
  • La gestion de la fabrication
  • L'approvisionnement public
  • Le marketing direct auprès des consommateurs
  • Le service après-vente

Les opérations de commerce électronique ne se ressemblent pas bien que toutes mettent l'accent sur:

  • La promotion de produit à travers les catalogues en direct;
  • Le traitement des transactions (échange d'information financière numérisée);
  • Le soutien à la clientèle

Le commerce électronique sur Internet diffère des activités commerciales usuelles dans la mesure ou il est influencé par les caractéristiques mêmes du média. A l'opposé de support écrit, le commerce électronique est dynamique car il permet aux utilisateurs d'interagir avec le site commercial, d'envoyer des commentaires, voire de définir la portée d'un documents

Comme dans le cas du commerce de personne à personne, le commerce électronique donne lieu à une interaction guidée entre fournisseur et un acheteur éventuel ou le premier oriente le second dans une série d'options et de processus. Par contre, il diffère du commerce traditionnel en raison de ses rapports illimités avec le temps et l'espace.

En effet, l'interaction ne se limite pas aux heures officielles d'ouverture ou aux frontières géopolitiques, et on peut commencer avec d'autres marchands et consommateurs partout dans le monde, dans des différents fuseaux horaires, 24heures par jour, sept jour par semaine. En ce qui concerne les interactions humaines, le fait d'utiliser les e-mails pour communiquer permet de repousser les contraintes liées aux échanges horaires. Le commerce électronique est la rencontre virtuelle d'internautes (entreprises, acheteurs, vendeurs, recherchistes...) qui avec leurs équipements, logiciels, produits et services, culture, ressources et leur site Internet désirent échanger.

En faite le commerce électronique représente la plus grande partie des affaires électroniques.

Section 2: Affaires électroniques

Il est aujourd'hui reconnu que les nouvelles technologies, en particulier l'accès à Internet, tendent à modifier la communication entre les différents acteurs du monde professionnel, notamment:

  • les relations entre l'entreprise et ses clients,
  • le fonctionnement interne de l'entreprise, y compris la relation entreprise employés,
  • la relation de l'entreprise avec ses différents partenaires et fournisseurs.

On appelle ainsi ùe-Business» l'intégration au sein de l'entreprise d'outils basés sur les technologies de l'information et de la communication (on parle généralement de progiciel) pour en améliorer le fonctionnement afin de créer de la valeur pour elle-même, pour ses clients et pour ses partenaires.

Le e-Business ne s'applique donc plus aux seules entreprises virtuelles (appelées click and mortar) fondant l'essentiel de leur activité sur le Net mais également aux entreprises traditionnelles (dites brick and mortar, faites de brique et de ciment).

Le terme e-Commerce (appelé également Commerce électronique), souvent confondu avec le terme de e-Business, ne désigne en réalité qu'une facette du e-Business couvrant l'utilisation d'un support électronique pour la relation commerciale d'une entreprise avec des particuliers.

Il est aujourd'hui reconnu que les nouvelles technologies, en particulier l'accès à l'Internet tendent à modifier la communication entre les différents acteurs du monde professionnel, notamment les relation entre entreprise et ses clients, le fonctionnement interne de l'entreprise, y compris la relation entreprise-employers, la relation de l'entreprise avec ses différents partenaires et fournisseurs.

1. Définition et généralité

Le terme ùe-business»ou affaire électronique désigneù tout genre d'affaire effectué sur Internet, incluant non seulement les transactions d'achat et de vente, mais aussi le service à la clientèle ainsi que la communication et la collaboration entre partenaires d'affaire et employé».

Les affaires électroniques ou e-business, correspondent à une notion très vaste que l'on pourrait synthétiser par l'utilisation de moyens électroniques (particulièrement des technologies de l'information) pour réaliser des affaires. Ce sont souvent les technologies Internet et le web qui viennent à l'esprit, mais en fait presque toutes les technologies électroniques interviennent dans le domaine des affaires électroniques. Les affaires électroniques existaient d'ailleurs bien avant le web, même si celui-ci a permis une meilleure visibilité de ce domaine par le grand public.

Le terme ùe-business» a été inventé par Lou Gerstner, président d'IBM.

Les méthodes proposées par l'e-business permettent aux entreprises de mettre en œuvre leurs processus plus efficacement et avec plus de souplesse tant interne qu'avec les entités extérieures.

Ces méthodes permettent de travailler plus étroitement avec les fournisseurs et partenaires, dans le but de satisfaire au mieux les besoins et les attentes des clients.

En pratique, l'utilisation de l'e-commerce conduit à de nouvelles sources de revenu, à l'amélioration des relations avec les clients et partenaires, et à une meilleure efficacité par l'emploi des systèmes de gestion des connaissances. L'e-business peut se déployer à travers le réseau Internet public, des réseaux internes (Intranet) ou externes (Extra net) privés et sécurisés, ou plus généralement tout moyen de communication électronique.

L'e-business ne se réduit pas à l'e-commerce. Il couvre également tous les processus impliqués dans la chaîne des valeurs: les achats électroniques, la gestion de la chaîne d'approvisionnement avec le traitement électronique des ordres, le service à la clientèle, et les relations avec les partenaires. Cela s'applique aux organisations traditionnelles et virtuelles.

Les standards techniques propres à l'e-business facilitent les échanges de données entre les entreprises. Les solutions logicielles intégrant ces standards permettent l'intégration des processus au sein des entreprises mais aussi entre entreprises.

2. Rôle de e-business:

La mise en place d'une démarche e-business implique nécessairement le déploiement d'un réseau d'entreprise à travers lequel des services spécifiques à l'entreprise seront accessibles en mode client-serveur, généralement via une interface web consultable avec un simple navigateur. Néanmoins, la mise en place d'outils informatiques n'est pas suffisante. On considère ainsi qu'une entreprise commence réellement un projet e-business lorsqu'elle met en œuvre une nouvelle organisation tirant partie des nouvelles technologies. La notion de e-business est néanmoins très souple et englobe toutes les utilisations possibles des technologies de l'information et de la communication pour tout ou partie des activités suivantes:

  • Rendre plus efficaces les relations de l'entreprise avec ses clients et différents partenaires (fournisseurs, administrations, etc.).
  • Développer de nouvelles opportunités d'affaires.
  • Fluidifier la circulation de l'information en interne.
  • Mettre sous contrôle les différents processus de l'entreprise (production, stocks, achats, vente, ressources humaines, etc.).

Il s'agit donc de mettre en œuvre des canaux de communication privilégiés entre l'entreprise et son environnement et de les articuler avec ses processus internes afin de maîtriser au mieux les coûts internes et externes.

L'évolution que connaît le commerce électronique en terme d'application one- to- one (cybercommerce de détail)vers des applications one- to-,many comme l'intégration de l'entreprise et de la chaîne d'approvisionnement,la gestion des achats en ligne,les enchères électroniques les marchés électroniques,le commerce coopératifs et les communautés virtuelles entraîne une virtualisation des activités à valeur ajoutée d'une entreprise et de l'entreprise elle-même. Elle renforce la mutation d'une perspective centrée sur l'entreprise vers le réseau multi- entreprises ou l'entreprise virtuelle. L'implication fondamentale est que l'utilisateur des TIC et d'Internet peut non seulement réduire les coûts, mais aussi créer de la valeur.

Ces services peuvent inclure les services applicatifs et professionnels destinés à intégrer les systèmes existants des entreprises sur le marché électroniques,les services d'appui aux transactions des entreprises (juridiques et financières,logistiques,gestion de projet et contrat),les services contextuelles(information et veille commerciale)et les services de mise en œuvre de marchés virtuels privés pour de plus petites communautés électroniques professionnels ciblées[5].

3) E-business et création des valeurs[6]:

Tout développement de mise en place de l'e-business doit élaborer une création de valeur nette, des avantages, des profits et des bénéfices pour l'entreprise, pour ses clients et pour ses collaborateurs ou associés, pour les distributeurs.

L'objectif de tout projet e-Business est de créer de la valeur. La création de valeur peut intervenir de différentes façons:

  • Grâce à une augmentation des marges, c'est-à-dire une baisse de coûts de production ou une augmentation de bénéfices. Le e-Business permet d'y parvenir par les moyens suivants:
  • Positionnement sur de nouveaux marchés
  • Amélioration de la qualité de ses produits ou services
  • Prospection de nouveaux clients
  • Fidélisation de la clientèle
  • Rationalisation de son fonctionnement interne
  • Grâce à la motivation du personnel. Le passage d'une activité traditionnelle à une activité e-Business permet idéalement de motiver les collaborateurs dans la mesure où:
  • La stratégie globale est mieux visible des employés et favorise une culture commune
  • Le mode de fonctionnement implique une responsabilisation des acteurs
  • Le travail en commun est propice à l'amélioration des compétences
  • Grâce à la satisfaction des clients. Le e-Business favorise en effet:
  • Une baisse de prix liée à l'augmentation de la productivité
  • Une meilleure écoute des clients
  • Des produits et services adaptés aux besoins des clients
  • Un mode de fonctionnement transparent pour l'utilisateur
  • Grâce aux relations privilégiées avec les partenaires. La mise en place de canaux de communication avec les fournisseurs permet:
  • Une meilleure connaissance mutuelle
  • Une réactivité accrue
  • Des capacités d'anticipation améliorées
  • Un partage de ressources avantageuses pour les deux parties

Le terme ù e-business » désigne ù tout genre d'échange d'affaires effectué sur Internet, incluant non seulement les transactions d'achat et de vente, mais aussi le service à la clientèle ainsi que la communication et la collaboration entre partenaires d'affaires et employés. Le e-business peut prendre cinq formes principales :[7]

Les deux premières formes sont celles qui touchent les PME tunisiennes de plus près. Le commerce électronique est une branche du ù e-business » qui touche la vente de produits et de services sur Internet. Les activités de commerce électronique peuvent inclure :

  • le commerce électronique au détail (ù e-tailing ») ou la mise en place de vitrines virtuelles, avec catalogues en ligne, sur des sites Internet, qui sont parfois mêmes regroupés en centres commerciaux virtuels ;
  • les systèmes d'EDI (échange de données informatisées), c'est-à-dire l'échange entre entreprises de données informatiques structurées ;
  • l'utilisation du courrier électronique comme véhicules pour rejoindre clients actuels et potentiels ;
  • l'achat et la vente de produits et de services entre entreprises.

Section3: Les enjeux du commerce électronique [8]

La compétition interentreprises de plus en plus féroce, accroître les ventes de l'entreprise devient un besoin vital. Le commerce électronique peut être présenté comme la combinaison des pratiques commerciales traditionnelles avec l'ordinateur et les technologies de l'information et des communications.

1. L'évolution de la vente en ligne:

1.1 Le rôle de la révolution de l'Internet:

L'émergence de l'Internet a une portée véritablement révolutionnaire. L'Internet ne nécessite que peu d'investissements spécifiques, est d'un coût d'utilisation modeste et est accessible au grand public.

La relative indépendance de l'Internet par rapport à la nature des infrastructures, aux frontières et aux opérateurs lui a permis un développement extrêmement rapide au cours des cinq dernières années.

L'évolution spectaculaire de l'Internet a entraîné une accélération du développement des échanges électroniques en facilitant notamment leur extension au sein des petites et moyennes entreprises.

L'impact le plus important, et en tout cas le plus médiatisé, concerne les échanges électroniques impliquant les consommateurs ceci est directement lié à la diffusion très rapide des connections à l'Internet.

Cette croissance a été l'origine de l'explosion du commerce électronique et l'évolution des chiffres relatifs aux transactions effectuées en ligne, ce qui a engendré l'instauration d'une nouvelle économie. On peut même estimer que nous vivons une vraie révolution industrielle.

Pour bien expliquer l'aspect spectaculaire de l'explosion du commerce électronique qui a dépassé toutes les prévisions, le volume réel des transactions générées aurait été de l'ordre de 11 milliards de dinars en 1999, ces chiffres devraient atteindre 170 milliards de dinars en 2002 et si l'on inclut l'EDI et le business. le chiffre d'affaires mondial du commerce électronique devrait passer de 40 milliards de dollars en 1999 à 300 milliards de dollars en 2002, soit une évolution de plus de huit fois au bout de deux ans seulement, ce qui ne s'est jamais réalisé auparavant.

1.2 Rôle du progrès technologique:

Si la croissance des échanges interentreprises paraît assurée car elle a des conséquences directes sur la compétitivité celle des ventes au détail n'en est qu'à ses premiers balbutiements. Il y a certes une accélération considérable mais l'effet de curiosité joue beaucoup et le montant des achats unitaires demeure modeste.

Les prévisions varient selon les experts, mais généralement optimistes, on peut penser que l'avenir dépendra largement du rythme des évolutions Technologiques qui permettront d'améliorer les performances du réseau, la qualité des prestations, la sécurité des échanges et la facilité d'utilisation.

Parmi les facteurs qui joueront un rôle déterminant, il faut mentionner.

  • Le développement de terminaux à coût réduit et à utilisation simplifiée, d'où l'utilisation de l'Internet va s'entendre à un grand nombre de personnes.
  • Le développement des technologies ùpush»qui permettent au client de présélectionner les sujets sur lesquels il souhaite être automatiquement de nouvelles générations d'outils et d'applications simplifiant, sécurisant et enrichissant l'utilisation de l'Internet (sécurité, moteur de recherche, filtrage...), d'où la levée des obstacles qui freinent le développement du commerce électronique;
  • La possibilité de transmettre des images de bonne qualité vers les utilisateurs à domicile grâce à l'utilisation du câble TV ou à l'introduction de nouvelles techniques de transmission notamment au niveau local.
  • La mobilité avec le développement de réseaux de satellite en orbite basse assurant entre autres, des communications Internet, quelle que soit la localisation de l'émetteur ou du destinataire.

Le succès du commerce de détail sur l'Internet dépendra également de la croissance des applications non marchandes comme le courrier électronique entre particuliers, la constitution de communautés d'intérêts, les procédures, administratives qui jouent un rôle important dans ce cadre, la formation etc......

Mais s'il y a incertitude sur le rythme de développement, il ne saurait y avoir de doute de tendance, en raison des avantages considérables que les échanges électroniques procureront aux consommateurs et aux entreprises.

2. Problèmes et difficultés:

L'émergence du commerce électronique constitue le plus grand changement en matière de communication depuis l'invention de la presse écrite, en effet le développement du commerce électronique a produit et produira des gains économiques considérables.

Néanmoins, cela a contribué d'une manière considérable à bousculer nos modes de pensée, traditions juridiques et administratives et modifie les règles de la compétition, en effet les acteurs du marché ont mis en œuvre plusieurs problèmes sur le plan national ou international que chaque état doit instaurer les changements nécessaires pour absorber ces problèmes et ouvrir la voie aux développement de leurs économies. Parmi les problèmes mis en œuvre on peut citer:

  • Les textes législatifs ou réglementaires nationaux qui doivent subir des modifications profondes pour ouvrir la voie à l'émergence de la nouvelle économie.d'ou la nécessité de préciser les adaptations juridiques nécessaires pour régler les problèmes d'ordre juridique posés par le développement de l'Internet afin d'assurer tous les acteurs du commerce en ligne.
  • Les directives ou accords internationaux: le problème réside dans la nécessité de l'adéquation des règles fiscales à ces nouvelles formes de transaction
  • pour que toute évolution en ce domaine s'effectue sans qu'il en résulte de nouveaux risques de fraude. Les administrations fiscale et douanière pourraient être conduite à adapter leurs moyens de contrôle pour garantir la fiabilité des échanges, les intérêts du trésor, et faire face à l'intensification des flux.

Enfin, ces évolutions devront prendre en considération les engagements internationaux que chaque pays a souscrit dans le cadre de l'organisation mondiale du commerce (OMC), principalement l'accord sur la libéralisation des services de télécommunication entrée en vigueur au 1 janvier 1998.

Mécanismes d'autorégulation mis en œuvre par les acteurs du marché qui couvrent toutes les étapes des échanges, de l'offre à l'après-vente, en passant par la transaction, le paiement et la livraison.

Le problème de sécurité et la confidentialité des échanges intervient par le fait que le développement du commerce électronique est subordonné à l'utilisation de deux types de techniques cryptographiques

La signature électronique: permettant l'authentification de l'émetteur et du récepteur, la non répudiation d'un accord et la vérification de l'intégrité d'un document.

Le chiffrement: permettant de transmettre des documents,, de nature le plus souvent contractuelle (appels d'offres en ligne,spécifications techniques, bons de commande, factures, certificats d'achat, garanties, relevés de compte et d'opérations...) en se protégeant contre l'espionnage économique

Section 4: les problèmes liés au commerce électronique

Le développement du commerce électronique entre particuliers et entreprises passe par la mise en œuvre de moyens sécurisés de paiement même si ce n'est pas le seul paramètre.

1. Paiement et sécurité en ligne:

Une enquête, réalisée en juin 2000 par le cabinet NPD Group, indique que les transactions sécurisées constituent pour plus de huit internautes sur dix une condition nécessaire pour des achats en ligne. Le prix et la description des produits, n'arrivent qu'ensuite. La possibilité de retourner des articles, la réputation de la société et la confirmation par e-mail apparaissent moins essentiels.

Dans le monde réel, les notions de sécurité, de confidentialité, d'authentification se conçoivent de manière quasi implicite. Sur Internet. C'est évidement impossible. Il faut mettre en œuvre des moyens techniques de sécurités.

1.1 Les moyens de paiementélectronique[9]:

Les moyens de paiement électroniques sécurisés, qui sont destinés à inspirer confiance aux utilisateurs, constituent une des conditions les plus importantes au développement du commerce électronique. Mais, de ce point de vue, Internet n'est pas responsable de tous les problèmes qui peuvent surgir. D'ailleurs, en France tout au moins, le commerce sur Internet est régi par les lois du commerce à distance. Le consommateur est protégé contre les fraudes. En revanche, comme il n'y a pas encore de réglementation internationale pour le commerce sur Internet, ce même consommateur est seulement protégé contre l'usage frauduleux de son numéro de carte bancaire. Dans ce cas seulement, il peut être remboursé par les banques. Mais ce type de malversation est loin de couvrir tous les cas de figure.

Les problèmes qui peuvent intervenir en achetant sur Internet sont ceux que l'on connaît déjà pour la vente à distance: les produits livrés sont en mauvais état ou ne sont pas livrés; la facturation est erronée; le commerçant continue à prélever de l'argent grâce au numéro de la carte bancaire. Mais évidemment, Internet va changer la dimension du problème dans la mesure où une part importante des échanges commerciaux transite sur le réseau, étant donné la facilité avec laquelle il permet de devenir fournisseur.

Il existe de très nombreux moyens de paiement électroniques, que l'on peut classer en trois grandes catégories.

     1.1.1 Le paiement garanti par un tiers de confiance:

Avec ce système de paiement, un tiers de confiance conserve les informations sensibles. La transaction est découpée en deux parties. Les données concernant la commande, la confirmation de paiement et la compensation son-t échangées en-ligne, et les échanges monétaires s'effectuent off-ligne. De telle sorte qu'il n'y a pas besoin de solution de cryptage, car aucune donnée sensible n'est transmise par le réseau.

     1.1.2 L'échange des données nécessaires au paiement:

L'achat de produits par téléphone et le paiement par simple échange du numéro de carte de crédit est courant depuis longtemps, en particulier aux Etats-Unis. Et pourtant, ce système n'apporte pas beaucoup de garantie. En effet, rien n'empêche un vendeur indélicat d'utiliser ce numéro à d'autres fins que celui du paiement du seul produit concerné. Ou encore, à une autre personneùd'espionner» pour utiliser ensuite le numéro. L'extension de ce système, avec Internet, réclame un niveau de sécurité supplémentaire dans la mesure où les informations nécessaires à la transaction sont transmises cryptées.

Dans cette deuxième catégorie, ce n'est pas de l'argent qui est transmis, mais seulement des données qui permettent à la banque de régulariser le paiement en effectuant la compensation entre les comptes de l'acheteur et du vendeur.

     1.1.3 Le transfert de fonds électroniques sur le réseau:

Cette dernière catégorie est évidement la plus achevé puisqu'il s'agit d'argent sous forme électronique qui transite sur le réseau; C'est le cas de la compensation entre deux banques suite à une transaction.

Ce type de transfert de fond électronique existe depuis déjà longtemps, mais il était jusqu'ici réalisé sur des réseaux privés. Aujourd'hui, il peut s'effectuer sur Internet.

2. Les Outils et techniques de sécurités:

2.1 La signature électronique:

2.1.1. Qu'est ce qu'une signature électronique[10]:

La CNUDCI (commission des nations unis pour le droit commercial International), définit quand a elle la signature électronique comme:

ù... des données sous forme électronique contenues dans un message de données, ou jointes

et logiquement associées au dit message, et pouvant être utilisé pour identifier la signature du message, et indiquer qu'il approuve l'information qui y est contenue».

La signature électronique est l'analogue de la signature sur un document papier, elle a les propriétés suivantes :

Le lecteur doit être convaincu que le signataire a bien signé le document.

La signature ne peut pas être falsifiée.

La signature n'est pas réutilisable. Elle fait partie du document signé et ne peut être déplacée sur un autre document.

Un document signé est inaltérable. Une fois signé, on ne peut le modifier.

     2.1.2. La signature électronique : certificat de chiffrement:

Pour préserver la confidentialité des échanges, il faut rendre les données incompréhensibles à tous sauf aux destinataires. Grâce à une procédure de chiffrement, le certificat de chiffrement rend la compréhension d'un document impossible à toute personne ne disposant pas du code secret nécessaire au décodage.

Ce procédé est basé sur le principe de la création d'un système bi-clés, clé publique et clé privée, unies par une communauté d'algorithme

2.1.3. La signature électronique : le certificat de signature:

Le certificat de signature permet notamment :

  • D'assurer l'authentification et l'intégrité des données contenues dans les messages électroniques, ou dans les pièces jointes à ces messages,
  • Pour les professionnels ayant droit à l'exercice, de rédiger des prescriptions, de constituer les doubles d'ordonnances, d'assumer la tenue de l'ordonnancier,
  • De préparer des formalités légales ou requêtes en ligne, sur les sites Internet des administrations averties, inscription de sociétés auprès du greffe du tribunal de commerce de Paris.

2.2 Le cryptage[11]:

Le principe du cryptage est de transformer des informations, selon des moyens secrets, vis-à-vis des tiers qui ne sont pas concernés. Ce principe établi, il existe de multiples moyens dont nous ne retiendrons que ceux couramment utilisés en EDI:

Le cryptage symétrique ou à clé secrète:

Ce procédé, est fondé sur le principe de la confidentialité des clés. Il reprend les concepts des anciens systèmes de cryptage qui rendaient confidentielles la méthode et les références de cette méthode. Dans les méthodes modernes, les algorithmes sont connus.

Le cryptage asymétrique ou à clé publique:

Pour assurer le lien entre un élément de sécurité et son émetteur, il faut répondre à deux besoins:

  • seule la personne à identifier doit posséder une caractéristique;
  • la possession de cette caractéristique doit pouvoir être vérifiée par un tiers quelconque sans qu'il connaisse cette caractéristique.

Le cryptage asymétrique est une solution à ces besoins.

Les limites du cryptage:

Comme tout système conçu par l'homme, le cryptage peut êtreù cassé»par des recherches systématiques de codes. Sa résistance est fonction de la longueur en bits des codes utilisés. Plus le code est long, plus le temps de recherche de la clé sera important.

3. Le cadre juridique de la vente en ligne:

  • La vente sur les réseaux est un contrat négocié à distance concernant un produit ou un service, conclu sans présence physique simultanée du fournisseur et du consommateur, en utilisant une technique de communication à distance.
  • Le contrat se réalise à travers un réseau international de télécommunications, sur un mode audiovisuel destiné à un public. Une forte interactivité caractérise ce mode de vente. L'interactivité suppose une possibilité de retour de la part du client, par le même moyen de télécommunications.
  • La vente en ligne se réalise sur un site web. Le site web est le cadre du commerce électronique qui répond lui aussi à des règles juridiques particulières.
  • Pour recueillir valablement le consentement du consommateur potentiel, celui-ci doit être informé à double titre. D'une part, sur le contenu de l'offre, d'autre part sur les modalités de l'exécution de la vente.
  • relativement au contenu de l'offre:

L'information doit ainsi porter sur les prix. Ceux-ci doivent être indiqués de façon précise au consommateur, par tout moyen faisant preuve, avant la conclusion du contrat.

L'information doit concerner les caractéristiques essentielles du bien ou du service.

L'offre doit également faire figurer un certain nombre d'informations relatives à l'identification du fournisseur.

Notons que l'offre est accessible 7j / 7 et 24h / 24. Le magasin virtuel ignore la réglementation relative au repos hebdomadaire.

  • relativement aux modalités d'exécution
  • L'information du consommateur doit porter sur les conditions générales et les conditions particulières de vente, les limites éventuelles de la responsabilité, ainsi que la date limite de livraison.

  • la révocabilité de l'offre
  • L'offre doit être maintenue pendant un temps suffisant.

  • le consentement express et éclairé
  • L'acceptation du consommateur doit être expresse. Le clic peut constater cette acceptation. L'acceptation par cliquage doit être préparée, amenée par le commerçant de sorte à constituer une manifestation éclairée de la volonté. Il faut guider l'interactivité. Le fournisseur doit parfois confirmer par écrit ou sur tout autre support durable, les informations transmises avant la conclusion de la transaction.

Pour des raisons de preuve, d'autres solutions vont être préférées, telles que notamment, le téléchargement par le client du bon de commande et son retour signé.

3.1/ contrat électronique

     3.1.1.Qu'est ce qu'un contrat électronique?

Le contrat électronique est tout contrat concernant des produits ou des services conclu entre un vendeur et un consommateur dans le cadre d'un système de vente ou de prestations de services à distance organisé par le vendeur qui, pour ce contrat, utilise exclusivement une ou plusieurs techniques de communication à distance jusqu'à la conclusion du contrat.

La solidité des accords contractuels entre les acteurs détermine notamment la protection des utilisateurs contre le risque de perte financière, le risque d'inexécution des transactions dans les conditions attendues et le risque de fraude. Les accords contractuels doivent ainsi définir précisément et de façon transparente les obligations et les risques de chacune des parties.

En plus, lorsque le client et le vendeur sont ensemble, la transaction se réalise en un seul temps, tandis que pour les achats à distance, le processus de la vente peut se faire en façons:

Le client paie avant de recevoir son bien et service ou soit le vendeur livre le bien avant de recevoir son paiement. Dans les deux cas, il y a un risque pour l'un ou l'autre. Les craintes du client peuvent être diminuées s'il fait affaire avec un vendeur ayant bonne notoriété ou après plusieurs achats chez ce même vendeur. Il doit y avoir une relation de confiance tant pour le vendeur que pour le client.

     3.1.2. les limites du contrat électronique:

La formation d'un contrat à distance soulève certaines questions principalement liées à la dématérialisation du processus contractuel. En effet les parties n'étant pas physiquement présentes lors de la conclusion du contrat, vont se poser tous les problèmes que l'on évoque à chaque fois que l'on rencontre le contrat passé à distance. Un problème qui provient de la distance qui sépare les contractants au moment de la signature du contrat. Ainsi en est-il des questions de la détermination du moment et du lieu de conclusion du contrat.

     3.1.3. Guide de préparation d'un contrat électronique:

Quant un internaute visite un site et qu'il souhaite procéder à un achat, il constitue un ùpanier virtuel», c'est-à-dire qu'il sélectionne le ou les produits ou services qui l'intéressent. Ces articles sont alors regroupés dans ce panier et forment sa commande.

Une fois son choix opéré, le site va lui proposer de passer commande, en d'autre termes de conclure le contrat de vente. Souvent, les étapes suivantes sont proposées:

  • Après avoir constitué la commande, le site affiche le contenu de la commande et demande à l'internaute de la confirmer en cliquant sur une icône.
  • Une fois la commande confirmée, le site lui propose plusieurs étapes pour conclure le contrat: il va lui demander d'introduire certaines données nécessaires par exemples à la livraison (telles que vos nom et adresse), les données bancaires

Suivant le mode de paiement choisi et encore d'autres informations spécifiques si nécessaire; alors, le site lui demande de confirmer ces informations en cliquant une dernière fois sur une icône, et de conclure le contrat. Tout ce processus lui permet de manifester son consentement au contrat et à son contenu. L'internaute doit prendre conscience que dès ce moment il est tenu par ce contrat. Il peut donc difficilement revenir sur sa décision.

Conclusion:

Le commerce électronique est une vente ou une prestation de services qui se réalise dans un cadre particulier, les nouveaux réseaux de télécommunication, tels qu'Internet. C'est une utilisation combinée des technologies de l'information et de communication pour conduire des relations d'affaires électroniques. Le commerce électronique est un apport considérable pour tous les acteurs de l'économie. Ainsi le commerce électronique permet à l'entreprise qui le pratique de commercialiser ses produits dans le monde entier. C'est dans ce sens que le e-commerce contribue à la promotion des exportations.

Chapitre 2: Le Commerce électronique et l'Exportation

Introduction:

Une véritable révolution se déroule sur presque tous les marchés, qui vont affecter la manière d'agir des institutions de promotion des échanges commerciaux.

Le siège de ce bouleversement se situe au niveau des opérations interentreprises, qui réunissent tous les acteurs du commerce international et de leurs services en un lieu unique: fournisseurs, acheteurs, transporteurs, services liés à la finance et à la logistique, tout comme les nouvelles des marchés et les applications logicielles qui offrent des catalogues numériques pour la production, l'achat et la vente. Le marché électronique est pratiquement l'équivalent virtuel d'une place du marché, ouverte néanmoins aux acheteurs et aux fournisseurs du monde entier pouvant connecter leur ordinateur sur l'Internet.

L'économie numérique est en train de refaçonner les échanges internationaux, au fur et à mesure que de nouvelles modalités s'installent et que de nouveaux intermédiaires commerciaux apparaissent. Le commerce extérieur continue comme avant, mais avec de nouvelles méthodes, et aussi de nouvelles possibilités: c'est précisément en cela que le commerce électronique est intéressant. Le cybercommerce ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises qui se consacrent à l'exportation, en particulier les plus petites.

Section1: Le Développement du e-commerce en faveur de l'exportation

Le commerce extérieur a toujours tiré profit des systèmes et outils innovateurs. Quand de nouvelles technologies font leur apparition, les entreprises astucieuses ne tardent pas à repérer les occasions et à étendre leurs activités commerciales. Le commerce électronique ne fait pas exception à la règle. L'objectif est l'amélioration de la compétitivité des échanges vis-à-vis de l'extérieur et l'assouplissement des procédures administratives liées au commerce extérieur.

1-Mondialisation des économies:

La mondialisation de nos économies se traduit avec l'ouverture des frontières et l'abaissement des coûts de transport et par un accroissement sensible de l'intensité de la compétition.

Cette mondialisation se manifeste par l'économie numérique qui est considérée comme l'une des principales mutations.

Les frontières s'estompent entre l'économie traditionnelle et la nouvelle économie.

L'économie numérique est en train de refaçonner les échanges internationaux, au fur et à mesure que de nouvelles modalités s'installent et que de nouveaux intermédiaires commerciaux apparaissent.

Le commerce continue comme avant avec de nouvelles méthodes et aussi de nouvelles possibilités, c'est précisément en cela que le e-commerce est intéressant.

Les politiques commerciales libérales ont dopé le développement du commerce électronique.

Elle ont abaissé les coûts de technologies et facilité l'accès à l'infrastructure de base de technologies de l'information et des communications (TIC).

Ainsi, les accords commerciaux multilatéraux ont favorisé le développement du commerce électronique de plusieurs manières directe ou indirectes.

On peut citer: L'Accord sur les technologies de l'information (ATI) conclu en 1997

Qui avait comme but de supprimer à compter du 1 Janvier 2000 les tarifs douaniers applicables à toutes une série de produit TIC indispensables au commerce électronique: Le matériel informatique, logiciel, matériel de communication.

Mais en effet, le plus important de la libéralisation a sans doute été la baisse des coûts liés aux télécommunications.

2-Facilité et Promotion des télécommunications:

Nous définissons le e-commerce comme application des technologies de l'information et de la communication (TIC) en vue d'améliorer la compétitivité à l'exportation des entreprises.

Ces entreprises peuvent tirer partie des TIC pour transformer leurs processus commerciaux de façon qu'elles puissent se positionner profitablement et exécuter des transactions commerciales électroniques au-delà de leurs frontières nationales.

Les nouvelles technologies de la communication peuvent aider les entreprises à travers le monde à surmonter nombres d'obstacles à leur développement.

La libéralisation des échanges de services peut faciliter la modernisation de l'infrastructure, tandis que le e-commerce et les TIC peuvent contribuer à une rationalisation des procédures douanières.

Au niveau des pays en développement, certains analystes estiment que ces derniers ne peuvent soutenir une concurrence internationale dans le commerce électronique et que la libéralisation des échanges dans ce domaine ne présente pour eux qu'un intérêt limité. Il s'agit d'un point de vue erroné. Les pays en développement sont déjà présents dans des secteurs où ils disposent d'avantage comparatif dans les services informatiques, et cette tendance va se maintenir. D'autre part, force est de reconnaître que l'internationalisation et la rapidité des mutations technologiques dans l'informatique ouvrent de nouvelles perspectives aux pays en développement.

3- Aspect juridique et réglementaire

A mesure que les coûts de communication vont progressivement se réduire, les échanges effectués à travers les canaux du commerce électronique connaîtront une croissance encore plus vigoureuse et beaucoup de services considérés comme non échangeables feront dès lors l'objet d'un négoce actif que permettent les progrès des NTIC. Une réglementation de ce secteur est nécessaire non seulement parce qu'il permet l'exportation de nouveaux produits, mais aussi parce qu'il sera, de plus en plus, la clé de la productivité et de la compétitivité du nouvel espace dominé par les NTIC.

Plusieurs thèmes de discussion ont été menés au sein de l'OMC par les pays membres et au sein d'autres instances comme la CNUCED qui a élaboré une loi type dont plusieurs pays s'inspirent pour bâtir une législation sur le commerce électronique. L'OCDE a de son coté élaboré plusieurs documents portant sur différents aspects du commerce électronique tandis que l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) a fait des recommandations sur les droits de propriété intellectuelle.

Parallèlement à ces initiatives multilatérales, les pays s'efforcent de réglementer le commerce des services au niveau national et bilatéral par voie de négociation en s'inspirant de l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) et de ses procédures aux normes applicables aux échanges internationaux des services telle que :

  • La fourniture transfrontalière (flux internationaux de données, services de transport) ;
  • La présence commerciale (prestation de services à l'étranger par voie d'investissements directs, de bureaux de représentation et de succursales) ;
  • La consommation de services à l'étranger (tourisme)

L'AGCS met l'accent sur la non-discrimination (traitement de la nation la plus favorisée (NPF) et interdit les mesures économiques qui s'apparentent à des restrictions quantitatives. Si l'application inconditionnelle du traitement de la nation la plus favorisée est une obligation pour les signataires, des exemptions sont prévues, dont la portée dans des domaines tels que les télécommunications de base et le transport maritime fait encore l'objet de négociations. Ces exemptions sont temporaires et devraient être éliminées dans le cadre de négociations ultérieures.

L'accès aux marchés et le traitement national, quant à eux, constituent des obligations spécifiques aux termes de l'AGCS. Ils ne s'appliquent qu'aux secteurs et activités de services spécifiquement mentionnés par le pays dans sa liste d'engagements, suivant chaque mode de prestation et compte tenu des réserves énoncées expressément dans la liste.

4-Dématérialisation des documents de commerce extérieur:

Dans le commerce international, l'échange d'informations sous forme de lettres, fax, ou autres moyens, joue un rôle indispensable à l'échange physique des biens.

L'échange traditionnel des documents et des formalités des commerce extérieur est de nature complexe et représente un handicap majeur dans l'évolution des échanges transfrontalières liés à l'Import/Export des biens et services, avec des transactions coûteuses nécessitant un grand volume de paperasserie et exigeant des délais relativement important pour rejoindre la destination privilégiée.

L'expéditeur risque d'effectuer des erreurs de saisie de certains documents sans aucune sécurité mais également le manque de transparence et de crédibilité.

De ces difficultés, il est fort recommandé aux autorités concernées de simplifier les circuits et les formalités relatifs aux échanges commerciaux à l'exportation.

Convaincu par l'importance de la dématérialisation des documents du commerce extérieur dans le développement de la capacité exportatrice des entreprises et dans le cadre du Programme de Développement des Exportations,est née une nouvelle structure en 2000 à savoir Tunisie TradeNetùTTN»qui a pour objectif de mettre en place l'échange d'une façon électronique des document liés au commerce extérieur.

Ainsi pour la FranceùDELTA» (Dédouanement En Ligne par Transaction Automatisé), c'est le programme informatique qui rassemble à terme toutes les télèprocédures du dédouanement de l'importation et de l'exportation via Internet: c'est la ùDouane sans papier».

4.1-les avantages de la dématérialisation:

L'ordinateur a révolutionné le système traditionnel d'échange d'informations commerciales, car il peut non seulement produire des documents de manière autonome, mais permet de communiquer extrêmement rapidement, sans support papier. A cet égard la dématérialisation des documents et des formalités du commerce extérieur ne représente qu'une grande opportunité pour les intervenants, dans la mesure où:

  • Elle ouvre la possibilité de regrouper divers flux d'informations en un processus logistique pouvant être intégralement maîtrisé.
  • La dématérialisation n'est pas qu'un exercice, mais est bien d'avantage une stratégie d'entreprise.
  • Parmi les avantages du système, on peut citer notamment l'introduction unique de données ainsi que l'accélération et l'assouplissement de l'échange d'informations entre les différents maillons de la chaîne.
  • De la commande à la livraison à la destination, le gain du temps est considérable[14].

4.2- L'impact de la dématérialisation sur les entreprises:

Les chefs des entreprises qui ont pris part des améliorations significatives qu'apportent les nouvelles technologies de l'information et de communication aux exportateurs tant au niveau de la promotion, de l'exposition que la vente et de la distribution de leurs produits.Celles-ci permettent aussi une recherche plus efficace et efficiente d'informations sur leurs clients potentiels renforçant ainsi la fidélisation.

Mieux aussi, l'adoption des technologies modernes en matière de facilitation des procédures administratives liées au commerce extérieur permettent des réductions de coûts et garantissent des délais appréciables au niveau de la communication, de la recherche et de la distribution d'informations.Ce type d'échanges de documents et des formalités du commerce extérieur peut offrir aux opérateurs la célérité dans l'accomplissement des transactions commerciales.

L'échange dématérialisé permet le développement de l'efficacité commerciale des entreprises, l'accroissement de la faculté de l'adaptation et d'accès aux nouveaux marchés et de souplesse dans les processus commerciaux à travers la réduction de la charge de saisie et l'élimination du risque d'erreur.

Section 2: e-Commerce sources d'intérêt

Pour la promotion des exportations

Dans notre économie axée sur la technologies, le commerce mondial a pris une tournure qui aurait été impensable il y a dix ans à peine. Une grande partie de ce changement est attribuable au commerce électronique, cybercommerce ou commerce en ligne.

Celui-ci a redéfini les règles du commerce international et de l'exportation ouvrant réellement le marché mondial à des entrepreneurs pour qui les méthodes traditionnelles de l'exportation ne semblaient pas des stratégies viables de croissance.

1- Collecte d'informations sur le marché étranger:

La médiatisation de la vente via Internet a occulté les premiers avantages que tout exportateur peut tirer d'Internet: la recherche d'informations.

Depuis les années 90, l'entreprise exportatrice est confrontée à une pléthore des informations et est amenée à repenser la phase préparatoire à la prise des décisions.

L'entreprise est toujours appelée à faire une étude de marché avant de décider d'exporter vers tel ou tel pays. En effet,une étude de marché est toujours considérée comme préalable à toute décision stratégique (exportation, implantation).

Le problème qui se pose à l'entreprise est plutôt la sélection et la nature de l'information nécessaire. Cette sélection va se faire à partir des objectifs que l'entreprise se sera fixée en interne.

Internet est une plateforme pour les échanges commerciaux mondiaux. Avec la progression de la technologie Internet qui peut surmonter les difficultés avec fiabilité et rapidité, il est probable qu'il soit utilisé de toutes les manières possibles pour échanger des informations et faire le commerce de marchandises et des services. Nombres de grandes entreprises intègrent à présent la technologie en ligne à leurs anciens systèmes d'échanges électroniques de données.

2-Un outil de communication international:

Pour les exportateurs qui désirent établir des relations directement avec des entreprises étrangères, le commerce en ligne s'avère une véritable bénédiction.

Les entreprises sont confrontées à la révolution numérique de l'information et de la communication impliquant notamment l'obligation d'avoir un site web performant.

On se trouve actuellement dans l'ère de la communication, seules les entreprises qui sauront intégrer cette donnée fondamentale pourront réussir.

Et effet, la création d'un site web constitue un excellent outil de communication, cet outil d'ouverture internationale permet l'accès facile aux marchés étrangers.

Une transaction commerciale est divisée en 3 phases principales:

  1. la phase recherche et publicité
  2. la phase commande et paiement
  3. la phase livraison

Chacune de ces phases est effectuée sur le Net et par conséquent peut être couverte par le commerce électronique

La première phase: Recherche et Publicité nous dirige vers un nouveau concept c'est le Marketing Electronique.

2.1-Marketing Electronique:

Le marketing électronique appelé également web marketing ou e- marketing correspond à l'ensemble des méthodes et des pratiques marketing sur Internet communication en ligne, optimisation du commerce électronique, création de trafic.

Les principaux outils du e -marketing sont:

  • Le marketing sur moteur de recherche
  • Le e- mailing (courrier électronique)
  • Ergonomie web pour amélioration des pages produits
  • Le e- publicité

Parmi les erreurs fréquemment commises par les entreprises lorsqu'elles utilisent le e-commerce et de marketing est de:

  • Ne pas investir suffisamment dans la promotion du site web: par exemple en utilisant le courrier électronique ou en s'enregistrant auprès des principaux moteurs de recherche.
  • Concevoir un site qui rend difficile l'identification par les clients des avantages du produit.
  • Ne pas investir suffisamment de temps dans la mise en place du contenu du site et dans la facilitation de la navigation. La plupart des erreurs sont issues d'une mauvaise utilisation du cybermarketing.[15]

En effet, le fait de se trouver derrière l'écran d'un ordinateur n'empêche pas de construire une relation. Au contraire, la création d'une véritable relation avec le client constitue le principal défi.

Ce challenge commence par une exploitation judicieuse du web marketing et comme étape primordiale la création d'un site web qui construit cette relation.

2.2- Conditions Marketing pour le développement d'un site web rentable:

     2.2.1. Selon son audience, Internet est un média:

Pour les sites de vente en ligne, l'e- marketing est un outil de promotion majeur. Ainsi Internet peut être considéré comme un média puisque les annonceurs l'intègrent dans leur média planning.

     2.2.2. Internet: outil marketing direct et média à la foi:

Internet est un média au même titre que les autres. Il doit justifier son utilité par rapport à un objectif de communication. En termes d'objectifs, Internet est souvent utilisé pour mettre en avant des produits ou des services. La publicité sur Internet invente une nouvelle forme de marketing direct ou les réactions et les réponses des internautes (acheteurs potentiels) sont immédiatement transmises par des mails ou des commandes. Les vendeurs doivent adapter leurs propres organisations pour être capable de les traiter.

     2.2.3. La publicité en ligne:

La publicité en ligne est créative, mais cette attitude innovante témoigne précisément d'un manque d'argent qui se traduit souvent par un manque d'originalité des créations [16]. Internet permet à toutes les idées et les créativités de voire le jour et d'être connu par le grand public, ainsi les annonceurs utilisent des nouveaux messages (vidéo, image animée .....Etc.) afin de toucher les internautes qui sont aussi les acheteurs potentiels

     2.2.4. L'interactivité du site:

Pour rendre un site Web interactif, il est nécessaire d'imaginer tous les moyens permettant à l'internaute de s'exprimer en ligne. L'interactivité du site est de faire tout ce que la documentation papier ne peut pas faire, comme le mailing qui peut assurer des services interactifs au consommateur en temps réel

2.3- Création d'un site avec un aspect international:

Les technologies Internet permettent d'émettre, de recevoir, d'échanger, plus largement de donner les moyens d'un travail coopératif à distance efficace.

L'existence d'un site permet avant tout de faire connaître pour faire vendre ou trouver des partenaires.

En ce qui concerne la création d'un site web, il faut d'abord distinguer les différents principaux sites[17]:

  1. Le site ùcarte visite»:n'a pour but que de donner une présence sur Internet et des mails au noms de sociétés, il se compose d'une ou deux pages animées: logo et les coordonnées de société ainsi qu'un éventuel message du marketing ou des photos.
  2. Le siteùvitrine»: reprend les mêmes principes que le site ‘carte visite' mais contient beaucoup plus de pages exemples: l'accueil, présentation de société, de produits ou de services, contacts. Ce type de site est statique car les informations n'ont pas besoin d'être changé régulièrement.
  3. Le siteùproduit»: ce site parait similaire au site vitrine au premier regard mais la différence entre les deux est que le premier est statique alors que le site ‘produit' est dynamique remis à jour régulièrement (plus qu'une fois par mois).
  4. Le site ùmarchand»: il s'agit en fait d'une adaptation de la boutique vers le monde en ligne. C'est la vente de produits ou de services par l'intermédiaire du site web, la vente peut se faire en prix fixe ou avec des prix dynamiques: forme de vente aux enchères.

Une pratique exemplaire du commerce électronique pour une entreprise exportatrice ou visant l'exportation est l'investissement dans un site marchand: consulter des catalogues des produits en ligne, un panier d'achat pour regrouper les articles désirés et un processus de placement de commandes.

Plusieurs entreprises doivent leurs prospérités aux marchés extérieurs à leurs pays et ce phénomène tend à s'étendre avec l'ouverture des frontières.

Si l'entreprise exporte sa production et que celle-ci ne dispose pas d'un site web commerciale, elle risque de perdre beaucoup d'argent. En effet, toutes les entreprises d'exportation ont intérêt à disposer rapidement d'un excellent site web en plusieurs langues si possible.

Et si l'entreprise a des relations actives avec ses clients elle est amenée à investir dans des pièces promotionnelles telle qu'un catalogue. De telles pièces bien adaptées aux web, ne seront pas très coûteuses. De plus, elles feront de la prospection pour la société sur tous les marchés du monde; cela pourra toucher des catégories de clients auxquelles l'entreprise n'a jamais pensé.

L'aspect international du site commence par:

Une version étrangère:

Il convient également d'assurer la visibilité de l'existence des versions étrangères sur la page d'accueil du site. Cette visibilité à attribuer doit être proportionnelle à l'importance donnée à la vente ou communication en ligne à destination de l'étranger.

Le référencement:

Le choix des moteurs de recherche sur lesquelles porteront les efforts de référencement. Les mots clés et descriptions, seront évidemment dans la langue pratiquée par la cible de l'entreprise.

Action de communication:

Pour une entreprise déjà exportatrice ou qui a réellement l'ambition d'exporter, il convient d'entreprendre des opérations de communications commerciales on-line ou off line à destination des marchés cibles. Les techniques ou les outils sont les mêmes que pour la promotion normale d'un site.

Au vu des caractéristiques d'une présence sur le web, il serait dommage pour un site pouvant s'adresser aux marchés étrangers, de ne pas profiter pleinement des opportunités potentielles d'internationalisation de son activité.

Section 3: E- Commerce pour la promotion d'exportation

Pour commencer en ligne, il ne suffit pas de concevoir un site web et attendre que les messages électroniques y affluent.

Mais il n'est pas non plus nécessaire de dépenser une fortune ou d'avoir un site très complexe. Celui-ci doit être clair et logique et doit atteindre un objectif: contribuer à la croissance et à la rentabilité de l'entreprise sans compromettre ses activités courantes. En outre, le commerce électronique devrait éventuellement permettre à une société de réduire les coûts et de traiter plus efficacement avec les clients.

Un exportateur peut avoir recours au commerce en ligne pour exécuter diverses fonctions, notamment fournir aux clients de l'information sur ses produits et services, rendant inutile la présence d'un vendeur, vérifier si les produits désirés ou d'autres produits semblables sont disponibles; prendre des commandes de produits et services; confirmer les produits d'achat et les modalités de paiement; choisir les moyens d'expédition; confirmer les différentes étapes des commandes; assurer des suivis pour vérifier si le client est satisfait.

Mais si le commerce électronique peut offrir toutes les combinaisons possibles de fonctions liées à la vente de produits ou de services et permettre de gérer avec succès les relations avec les clients, il est essentiel qu'il offre un environnement sécurisé pour l'exécution des opérations financières.

Pour les exportateurs qui désirent établir des relations directement avec des entreprises étrangères, le e- commerce est la bénédiction. L'utilisation de bons de commandes électroniques simplifie les transactions et, ce qui compte encore plus,est d'accroître la vitesse à laquelle les commandes sont remplies, fait important dans un contexte où le temps c'est de l'argent. Le choix du commerce électronique avec les consommateurs comporte d'autres avantages pour ceux-ci: facilité de fureter, accès à des images et à des textes renfermant de l'information sur les articles en stock,...

1-Les catégories de commerce électronique interentreprises

La croissance explosive des sites web entreprise- consommateur à la fin des années 1990 a démontré que les entreprises pouvaient utiliser Internet pour vendre des produits et des services à des consommateurs individuels.

Les entreprises de commerce électronique entreprise- consommateur ont également montré que les plus petites entreprises pouvaient concurrencer de manière efficace avec les plus grandes, étant donné que le coût de la création d'une présence dans le web et de la participation au commerce électronique pouvait être relativement faible.

Les dirigeants des entreprises se sont rendus compte que s'ils parvenaient à former leurs employés à l'utilisation d'Internet dans l'exécution de leurs tâches de la même manière que le font les consommateurs qui achètent en ligne, les entreprises pourraient acheter et vendre en ligne les biens et services nécessaires au fonctionnement de l'entreprise. Cette prise de conscience a déclenché l'explosion du commerce électronique interentreprises.

Les échanges commerciaux électroniques se regroupent en fonction de trois vastes catégories d'activités:

  • Activités de ventes en ligne: consultations de catalogue en ligne, fonctions de paniers d'achat, passation de commande, accès en ligne aux données d'exécution: date d'expédition, date de livraison, état d'expédition.
  • Activités d'approvisionnement électronique indirect:(indirect e- procurent) ensemble de fonctions commerciales automatisées servant à l'achat de produit et de services non stratégiques ou bien de maintenance, de réparation et d'exploitation dans les entreprises de fabrication. Ces fonctions sont le reflet des capacités du secteur des ventes, vues selon les perspectives de l'acheteur, et comprennent la gestion de catalogues, le traitement des transactions et les fonctions d'exécution.
  • Activités de place de marchés Internet:sont les éléments qui fournissent des fonctions web pour faciliter les interactions,les échanges et les transactions commerciales entre les acheteurs, les vendeurs et d'autres partenaires commerciaux.

Puisque le commerce entreprise- consommateur B2C a pris de l'ampleur avant le commerce électronique interentreprises, les pionniers qui ont exploité le B2B ont mis l'accent sur les meilleures pratiques du commerce entreprise- consommateur, comme les catalogues pouvant être consultés en lignes et relatives aux paniers d'achats. Dés que des applications web du secteur des ventes interentreprises ont été mises en œuvre et que des entreprises ont commencé à les utiliser, elles se sont rendu compte qu'elles pouvaient mettre leur secteur des achats ou leurs processus d'approvisionnement dans le web en mobilisant des capacités d'approvisionnement électronique fondées sur le web pour des produits non stratégiques ou pour l'approvisionnement électronique indirect.

Leurs capacités relatives au secteur des ventes étant assurées, les entreprises interagissant directement avec leurs partenaires commerciaux au moyen d'Internet

Afin de faciliter leurs transactions commerciales. Les places de marchés Internet ont été crées pour fournir d'avantages de capacités, lesquelles facilitaient l'interaction et les transactions commerciales entre de vastes groupes d'acheteurs, de vendeurs et d'autres partenaires commerciaux.

2-Le Market place: Un facteur possible d'internationalisation pour les entreprises d'exportation

Market places se définissent comme les outils de services d'internationalisation électronique entre n acteurs (fabricant, distributeur, détaillant).

Il s'agit en fait de plateformes électroniques, offertes par des opérateurs spécialisés, où acheteurs et vendeurs confrontent leurs demandes et leurs offres, à partir de catalogues en ligne.

Ils y trouvent les meilleurs conditions de prix, de choix, et qualité de produits, de délais. C'est en effet la confrontation sur un même marché instantané du plus grand nombre possible de concurrents qui permet ces résultats.

Il s'agit d'une forme évoluée du commerce électronique B2B.

Avec la mondialisation, les entreprises se recentrent sur leur cœur de métier et sous-traitent (ou achètent) une part de plus en plus importante de leurs production.

Leurs compétitivités repose donc chaque jour davantage sur leurs achats, vecteur d'innovation, de qualité et de compétitivité prix.

Pour un producteur et notamment pour une entreprise exportatrice, cette structure permet de trouver de nouveaux clients au-delà des frontières connues sans avoir à financer des coûts exorbitants de démarchages.

Dés lors que l'entreprise souhaite pénétrer un nouveau marché, elle se trouve confrontée à des règles administratives (sécurité, normes, environnement, fiscalité....) qu'elle ne connaît pas car celles-ci différent souvent selon les pays.

Grâce au marché sur Internet, l'entreprise est en contact avec des acheteurs et des vendeurs du monde entier. Il est possible d'améliorer la rentabilité en obtenant des prix plus compétitifs, notamment grâce à une réduction des frais de prospection et de distribution. Si l'entreprise exportatrice se limite à cet outil pour exporter, ses dépenses de prospection seront quasiment nulles. En effet, il lui suffit de faire figurer ses produits sur un site ainsi que les différentes conditions tarifaires et les données logistiques correspondantes. Ces informations seront accessibles à l'ensemble des adhérents. En cas d'intérêt, l'entreprise exportatrice se verra contacter par divers prospects. Des négociations traditionnelles pourront ainsi se dérouler. Elle pourrait donc bénéficier de l'accès à une clientèle potentielle plus large. L'utilisation de ce système permet aussi de raccourcir la chaîne de distribution. En effet, au lieu de passer par les intermédiaires traditionnels : agents, société de commerce international, importateurs grossistes, détaillant, le vendeur se trouve directement confronté à l'acheteur. Cette caractéristique permet à l'entreprise exportatrice de proposer des prix plus attractifs sur le marché. Mais le fait d'être présentés en ligne les uns à côté des autres pourrait contraindre les exportateurs à réduire encore des marges étroites. Le commerce électronique, promis à un bel avenir depuis de nombreuses années, reste tout de même difficilement abordable tant au niveau de sa définition, des statistiques qu'au niveau des réglementations (problème de

Fiscalité et de douane) en matière de vente internationale B to C. Le commerce électronique B to B a un potentiel de développement à horizon de quelques années beaucoup plus important que le B to C. Cela résulte probablement des procédures mises en œuvre pour développer les échanges interentreprises via Internet mais aussi des avancées qui sont à l'initiative d'acteurs privés (Ex : la création de places de marché). Enfin, le commerce électronique B to B utilise les procédures traditionnelles de paiement en attendant que de nouveaux outils, aussi performants que les outils traditionnels, soient disponibles et utilisables à l'échelle internationale.

En fait malgré la mondialisation, le commerce électronique avec l'étranger demeure avant tout une problématique d'exportation et Internet ne constitue pas une solution en soi, mais plutôt pour l'exportateur. Lorsqu'il est utilisé à bon escient, Internet permet une plus grande efficacité, de plus de souplesse et surtout plus de rapidité dans les échanges entre vendeurs et acheteurs de nationalités différentes.

Section4- Atouts et défis du cybercommerce comme outil d'exportation

L'évolution vers des marchés électroniques mondiaux ouvre la possibilité pour les clients, entreprises ou consommateurs, d'avoir accès à la totalité de l'offre disponible vers le monde.

1- les atouts:

1.1. Transfert de pouvoirs vers les clients[20]:

Au cours de l'année 1998 aux Etats-Unis, 14%des ventes de voitures neuves ont été effectuées en utilisant l'Internet: Deux millions d'américains se sont connectés pour comparer les marques, les modèles, les options et les prix, avant de se rendre au concessionnaires.

En 2003, ils seront 8 millions, 500 000 autres ne se déplaceront même plus pour conclure l'achat en ligne. Ainsi, même l'automobile, symbole de ùl'américain way of life» ne résiste plus à l'explosion du commerce en ligne.

Simultanément,les entreprises confrontées à ce durcissement de la compétition peuvent,grâce aux données recueillies sur les clients et à l'interactivité avec ceux-ci,identifier de manière beaucoup plus précise leurs besoins et personnaliser les produits et services qu'elles leur offrent.

Le glissement de pouvoirs qui s'opère en faveur des consommateurs s'accompagne ainsi d'une véritable mutation du modèle économique.

1.2. Réduction de coûts de transaction:

La réduction des coûts se fait surtout par comparaison avec l'activité commerciale traditionnelle et ne doit par faire oublier que l'étroitesse actuelle de la population internaute et les investissements nécessaires sont encore loin d'assurer une rentabilité commerciale pour la majorité des sites du commerce électronique.

Les coûts de transactions au sens plus restrictif sont les coûts administratifs et humains liées à une commande ou une transaction.

La facturation est un autre moyen de faire des économies sur les transactions notamment pour les relations inter entreprises.

Les petites entreprises et les PME rurales pourraient récolter les plus grands bénéfices. E n abaissant les coûts de transactions, Internet offre des débouchés sans précédent aux PME pour les échanges commerciaux transfrontières.

La baisse des coûts des transactions crée également des possibilités pour nombre de communautés rurales et régionales de raviver leurs bases économiques.

1.3. Maîtrise totale des transactions :

Le commerce électronique n'intéresse pas que les grosses affaires. En fait, il donne aux petites entreprises des possibilités attrayantes de percer sur de nombreux marchés à travers le monde. De plus, il permet le partage d'informations et de ressources précieuses

Il est possible avec un tel outil de choisir où et à qui on veut vendre ses produits. En effet, si l'exportateur ne souhaite pas exporter vers une destination pour des raisons diverses (Ex : contrat signé avec un importateur exclusif), il peut décider de ne pas donner une suite favorable au contact. C'est aussi le cas si l'on juge que la santé financière est mauvaise. Il est également possible de mettre à jour, de modifier et de soumettre un nombre illimité d'offres. Le catalogue des articles proposés en ligne peut être modifié sans trop de difficultés en cas de suppression de références ou de ruptures de stocks éventuelles. En principe, les market places devraient permettre aux PME de s'internationaliser à un faible coût. Cependant, malgré le nombre de plus en plus important de créations d'e- market places, le marché reste très confidentiel.

1.4. Exportation vers de nouveaux marchés:

Pour les PME exportatrices, le commerce électronique ouvre les portes sur les marchés internationaux, un marché pratiquement équivalent à celui des grandes entreprises.

Un site de commerce électronique présente pour une entreprise l'opportunité de s'attaquer à de nouveaux marchés plus modestes qui ne permettaient pas la rentabilité d'actions promotionnelles à l'étranger avoir un contact relationnel direct avec ses clients sans interfaces d'importateurs locaux.

Un exportateur profite de l'absence des barrières géographiques sur Internet.

Sans oublier la forte croissance de Market place qui est une structure regroupant les PME et notamment celles qui exportent. En effet, ces moyens réduisent le coût d'approche des marchés étrangers ainsi que les aléas quant à la solidité des nouveaux partenaires pour assurer leurs développements.

2 - Les enjeux:

2.1. La e- logistique:

Un exportateur utilisant le commerce électronique est confronté au problème de la logistique. Cette réalité, incontournable pour tous les exportateurs depuis des lunes, n'épargne pas les cyberexportateurs. Comment s'assurer que le produit commandé va arriver à destination? Comment gérer les retours de marchandise, l'entreposage à l'étranger, le dédouanement, etc.?

En effet, ùLa bonne transaction électronique n'est garantie qu'au moment de la livraison».

La logistique a un rôle primordial à jouer dans le développement du e-commerce.

La logistique est un poste de coût important qu'il faut traiter à sa juste mesure.

En effet,la logistique des marchands en ligne est une problématique délicate. Les entreprises exportatrices doivent réfléchir en amont à la définition d'une stratégie claire et des processus industrialisés car cette étape peut s'avérer devenir un avantage concurrentiel déterminant dans la fidélisation de la clientèle. C'est un élément de différenciation au même titre que l'offre de produits ou la sécurité de paiement en ligne. Un exportateur doit être capable de maîtriser la logistique de ses produits à travers son site web: formalités de transit, administratives, fiscales et douanières, taux de change et gestion des multi devises, emballages/colissages, traitement de litiges.

2.2. Obstacles liés à l'environnement:

Le droit et la politique de la concurrence dans le contexte du commerce électronique, qui a principalement porté sur des problèmes des transactions et d'échange dématérialisé n'ont pas pris essor par le gain des places de marchés électroniques, ceci semble loin d'être réalisé vue le risque couru par l'état de réseau qui limitent la concurrence et la dominance des outils traditionnels qui ne suffit pas pour régler les problèmes de concurrence dans l'univers du commerce électronique.

La concurrence n'aura pas acquis davantage d'expérience,tant sur l'infrastructure que sur les problèmes liés aux transactions du commerce électronique expliqué par la faiblesse dans la télécommunication,l'utilisation de l'Internet.

2.3. Cultures des entreprises:

La culture au niveau des responsables des petites et moyennes entreprises qui favorise l'ouverture aux TIC et leurs utilisations reste malheureusement insuffisante, ce qui entraîne le plus souvent un retard remarquable dans l'utilisations des nouveautés en matières de technologie et le manque des mécanismes d'encadrement et d'adaptation de ces entreprises au nouveau contexte.

Les PME font de plus en plus usages des TIC dans différentes fonctions commerciales et de production mais il est rare de trouver une entreprises qui a une structure chargée du commerce électronique même celles qui utilisent ce concept comme moyen de promotion d'exportation.

Ainsi, le cybercommerce n'a pas encore atteint des progrès considérables en matière de formation: les connaissances et les compétences nécessaires pour l'utilisation du e- commerce comme outil de croissance et de développement de l'entreprise ne sont pas encore développés.

2.4. Les aspects juridiques de l'exportation via Internet:

Internet constitue une ouverture incontestable à l'exportation pour des entreprises qui ne désirent pas assumer les risques d'une implantation commerciale à l'étranger. En

L'absence actuelle de règles spécifiques applicables au commerce électronique, seules des solutions aptes à préserver la liberté contractuelle et garantir la sécurité juridique doit être proposées aux entreprises. Chaque proposition commerciale, chaque message publicitaire est accessible par quiconque, où qu'il se trouve dans le monde. Le contrat étant conclu en ligne, l'on se trouve face à une multitude de lois applicables aux contenus très différents : loi du vendeur, loi de l'acheteur ou toute autre loi désignée par les règles de conflit de lois.

Travailler en ligne expose les entreprises à de nouveaux risques, comme la fraude et les virus. Les mécanismes juridiques du commerce électronique qui protégent contre ces intrus n'ont pas encore été mis en application, le commerce est en rapport de confiance, et la confiance dépend des relations établies, qui demeurent importantes et n'ont pas pu être remplacés par l'électronique; un tel passage est assuré par l'application des textes juridiques au nouveau mode d'échange.

Dans le cadre d'un forum dans le centre du commerce mondial quelques responsables gouvernementaux chargés du développement du commerce électronique ont participé par leurs opinions vu l'importance d'une réglementation juridique des transactions via Internet:

ùIl est frappant de constater comme le commerce électronique reflète l'un des grands paradoxes de notre temps. Il est essentiellement sans frontières; pourtant, il n'existe aucun droit commercial sans frontières. Il est fondamentalement international, mais le droit international du commerce au sens strict du terme n'existe pas. Ainsi, les législateurs de chaque pays sont contraints de participer à la création d'une mosaïque faite de 167 lois différentes pour encadrer un phénomène mondial[21]»

ùEn raison de la rapidité de l'évolution des techniques et de la nature essentiellement internationale du sujet, le commerce électronique met au défi l'administration de chaque nation. C'est pourquoi un ensemble de lois promulguées par des pays qui persistent à faire cavalier seul manquera certainement de cohérence[22].»

Conclusion:

     Le commerce extérieur est l'un des secteurs qui ont été bouleversés par la révolution du commerce électronique. Cette révolution a obligé les entreprises exportatrices à changer leurs stratégies et d'intégrer le cybermarketing et le cybercommerce pour acquérir le maximum la nouvelle clientèle grâce aux nouveaux marchés qui se sont crées et sont obligés d'adapter leur système à la nouvelle économie.

  1. Source: www.cepex.nat.tn
  2. Patrizia Fariselli (2000) Commerce électronique pour le développement: cadre général
  3. Patrizia Fariselli (2000) Commerce électronique pour le développement: cadre général
  4. www.commerce.gov.tn
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  6. www.commentcamarche.net
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  8. Ben Amor Fayçel (2001) Les clès du commerce électronique, édition C.L.E Chapitre5;p 91-103
  9. GUY HERVIER(2001), Le commerce électronique vendre en ligne et optimiser ses achats, édition Organisation, pages 274
  10. Source: www cepex.nat.tn
  11. Marc Langlois et Stéphane Gasch (2001), le commerce électronique BtoB de l'EDI à l'Internet, 2éme édition P116-119
  12. www.wikipedia.org
  13. GRAHIMAN, Etude sur le développement du commerce électronique:en Afrique Centrale Explorations préliminaires et perspectives,
  14. Mr Nabil Tabib, Table ronde ùle commerce électronique et l'échange dématérialiser»Faculté des Sciences Economiques et Gestion de Tunis, Janvier 2005)
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  17. Jeffrey F; Raypori et Bernard J.Jaworski (1999),commerce électronique,.Chapitre9: le commerce interentreprises évolue Partie3:L'infrastructure technologique; p 358-363
  18. Etude: Impact d'Internet sur l'exportation des PME Brettons http://membre.lycos.fr/bretagnexport
  19. Ben Amor Fayçal (2001),Clés du commerce électronique:
  20. Jean-François Bourque, CCI, Genève:forum du commerce international
  21. Toby C. Monsod, Sous-Secrétaire, Ministère du commerce et de l'industrie, Manille, Philippines:forum du commerce international

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